S’il est vrai que le CEM Krim Rabah a été durant des années l’établissement qui recevait entre le début des années 60 et la fin des années 70 des élèves qui venaient même d’Ath Douala, de Maâtkas, de Mechtras et de Makouda pour ne citer que ces localités en raison de son internat pour garçons et filles, il est aussi vrai qu’aujourd’hui sa rénovation est très attendue. En effet, une partie de cet établissement a été réformée juste après le séisme de mai 2003 de Boumerdès. Du coup, pour parer au manque, les dortoirs abandonnés depuis la fin des années 80 ont été rafistolés et transformés en salles de cours. Cependant, cette situation provisoire ne fait que durer. D’ailleurs, aussi bien les élèves que les enseignants souffrent de la promiscuité de ces salles et d’autres commodités tel le chauffage. Il y a de cela près de deux ans, une commission composée de tous les services s’est déplacée sur les lieux et a opté pour la construction d’un nouveau collège sur l’ancien site où se trouvent les blocs réformés. «Pour que cette commission vienne, il a fallu que nous constituions un dossier de trente-deux pages avec photos pour justifier la vétusté de ce collège. C’est un rapport détaillé envoyé à la direction de l’Education et au ministère. Je ne peux rien vous dire sur ce qui a été décidé. En tout cas, en principe, il y aura sur ce terrain un établissement neuf répondant aux normes et aux besoins des élèves», confiera un ancien responsable dans cet établissement. Par ailleurs, un membre de la commission nous apprendra que la décision prise était effectivement de programmer un nouvel établissement tout en gardant l’ancienne structure (dortoirs transformés en salles de cours et réfectoire). De son côté, l’ex P/APC de Draâ El-Mizan, actuellement député, avait proposé que ce collège soit retenu comme patrimoine communal parce qu’il avait été l’une des écoles phares de tout le versant sud de la wilaya. Il est à souligner qu’en raison de l’exode rural de ces dernières années, des centaines de familles ayant pris part aux différents programmes de logements (1000 logements sociaux et 1000 autres AADL) ont drainé la population de la ville de Draâ El-Mizan. Les habitants de cette nouvelle Cité ont ainsi besoin d’infrastructures, notamment les établissements d’enseignement pour les trois paliers. Il faudrait plus de structures d’accompagnement dans les cités et les quartiers.
Amar Ouramdane
