Ouvert il y a quelques semaines de cela, le nouveau jardin public, situé entre le lycée Ben Badis et la cité Lahcène Saïd dans l’ancienne ville de M’Chedallah, se trouve déjà en proie à la dégradation. Celle-ci n’est que l’œuvre d’individus qui en dit long sur leur manque de civisme. En effet, il a été constaté la détérioration du portail donnant sur la cité Lahcène Saïd où le cadre a été légèrement détaché du pilier. Ce portail aurait subi une forte pression où un chamboulement avec la force des mains de sorte à le sortir de son cadre du côté droite. À l’intérieur du jardin, d’autres surprises attendaient : il y avait un portique où une balançoire a été déboulonnée et gît par terre sur le tas de sable censé amortir la chute des enfants. Une autre balançoire a vu ses sièges dégradés et rendus inutilisables. Dans la même aire de jeux, un autre jeu d’enfants est carrément méconnaissable, car il ne reste que les « pieds » en métal. A priori, il a été littéralement arraché et… « emporté » puisqu’il n’y a aucune trace de cet équipement ludique dans ladite aire de jeux. Pour leur part, les robinets ont disparu car étant carrément arrachés. L’eau ne coule plus dans ce jardin. Pour le reste, les plantes, les bancs, les lampadaires et autres équipements n’ont pas subi de dommages et d’actes de sape. «C’est vraiment regrettable que de constater des faits aussi navrants et condamnables que la dégradation de ce jardin ouvert récemment. Pourtant, il appartient au public et les gens y viennent pour se prélasser et passer des moments de détente loin des tracas de la ville. Mais comme vous voyez, les choses commencent vraiment à se gâter ici avec des énergumènes qui ne laissent aucun bien public intact. Les autorités communales devraient dépêcher des gardiens pour éviter que ce jardin, payé chèrement, ne soit dégradé davantage», préconise un père de famille rencontré sur les lieux. Ainsi, les biens publics subissent à chaque fois les assauts de certains individus qui ne trouvent rien à faire que de dégrader et de casser tout ce qui est public. Le hic est que ce lieu tant réclamé auparavant par les habitants, est en passe d’être récupéré par des dépravés qui s’adonnent à la consommation de boisson et autres stupéfiants.
Y. Samir
