Les urgences de l’EPH submergées

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C'est une moyenne de 130 patients, entre malades et autres accidentés, qui sont quotidiennement reçus au niveau du pavillon des urgences de l'EPH de M’Chedallah.

C’est un personnel, tous corps confondus, qui affiche une mine fatiguée, notamment dans les après-midis qui accueillent ce défilé ininterrompu de malades qui se présentent, la plupart du temps, avec des maladies bénignes. Cette affluence s’explique du fait que ces malades «légers» évitent le cabinet de consultation de la polyclinique, relevant de l’EPSP. Ce cabinet de consultation médical est pourtant ouvert en permanence, mais les patients l’évitent, pour contourner la chaîne et l’attente ainsi que la dépense de 50 DA pour chaque consultation. Cet état de fait se répercute négativement, non seulement, sur l’endurance du personnel des urgences, mais aussi sur la consommation des stocks de médicament, les prestations du laboratoire d’analyse et l’utilisation de la radio qui, une fois chauffée, ne produit plus de clichés fiables et exploitables. L’affluence, enregistrée sur ce service qui affiche le décor d’un véritable rucher, s’explique du fait qu’une bonne partie de ces malades viennent, hors circonscription, s’ajouter aux accidentés que ramènent les ambulances de la protection civile sur un rayon de plus de 30 kms, des gens victimes de sinistres, se produisant sur les tronçons routiers à grandes circulation, comme la RN26. Le pavillon des urgences de l’EPH pourrait être décongestionné, si l’on avait pensé à créer un service de tri et d’orientation des malades, pour ne prendre en charge que les vraies urgences médicales, un service qui peut aisément être aménagé, au niveau du spacieux hall d’entrée ou en transformant l’ancienne salle opératoire. Cette dernière est aménagée à l’intérieur même du pavillon des urgences, depuis plus de 4 ans, mais n’est jamais exploitée, restant ainsi fermée à ce jour. Toutefois, une salle opératoire similaire est en voie d’achèvement dans l’enceinte de cet hôpital, au profit du service de maternité. En attendant que l’on daigne se pencher sur ce cas relaté, le pavillon des urgences continue à être submergé par des urgences réelles et des patients, voulant éviter le cabinet de consultation médical.

Oulaid Soualah

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