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La salle Le Maghreb en attente de réfection

Le cinéma Le Maghreb, comme pratiquement toutes les salles à travers la wilaya, est fermé, depuis le début des années 80 et se trouve en attente de réfection.

Il est à rappeler que cette salle de cinéma a été concédée à un privé en 2000, mais les responsables de la wilaya ont mis fin à cette concession. Depuis, sa restauration et sa mise en service ne sont plus envisagées. Cette salle mythique des années 70-80, avec ses projections de films à raison de 2 séances par jour et de 3 séances le weekend, n’ouvre ses portes que rarement, notamment durant la campagne électorale. D’ailleurs, nombreux sont les candidats aux élections qui ont évoqué l’état des lieux. «Je suis venu au milieu des années 90 dans le cadre de la campagne électorale pour les élections législatives, je suis revenu ici en 2017 pour la même élection. C’est malheureux de constater que cette salle est laissée à l’abandon. Pourquoi les responsables locaux n’ont-ils pas songé à la restaurer?», s’interroge M. Noureddine Aït Hamouda, le fils du colonel Amirouche. Cette structure attend toujours un geste de la part des autorités locales, que ce soit à l’extérieur ou à l’intérieur. Ses couches de peinture ont perdu leur éclat et son parterre est devenu poussiéreux et cabossé, car il n’est pas carrelé. «Si une telle salle était rénovée, elle servirait à beaucoup de choses. D’ailleurs, toutes les rencontres littéraires ou artistiques sont programmées à la maison de jeunes dans une petite salle. Il est temps de la céder à un particulier pour la prendre en charge comme il se doit. Elle servira, par exemple, comme salle de fêtes», propose un ex-élu. «Vous voyez, cette salle accueillait en son temps des artistes de renommée, même le regretté Mohamed Benhanafi et sa troupe étaient passés par là et bien d’autres chanteurs, à l’exemple de feu Aït Meslayène. Quant aux films, nous avions regardé tous les polars de l’époque. Je me rappelle de «Djanitou», du «doctor X» et de bien d’autres films hindous. C’est vraiment regrettable. Personne n’a, durant la campagne électorale, évoqué dans son programme la restauration de cette salle», nous dit un retraité de l’éducation, se rappelant aussi du film «Omar Gatlatou», projeté dans ce cinéma en 1977.

Amar Ouramdane

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