Premier couac à l’assemblée populaire communale d’Aokas. Après l’installation du maire par le secrétaire général de la wilaya, hier, la première délibération de la nouvelle APC pour l’installation de l’exécutif communal n’a duré que quelques minutes. Le temps d’approuver l’ordre du jour et de désapprouver la composante proposée par l’édile communal. Alors qu’il n’aurait rien tenté officiellement pour constituer son exécutif, contre toute attente, le maire propose l’un de ses colistiers, deux élus du RND et un élu de l’alliance TAJ, pour occuper les quatre postes de vice-présidents alors que ces trois derniers n’auraient pas donné leur accord. Hormis les trois élus du RCD, dont le président de l’APC, qui ont voté pour et les deux élus de la liste indépendante «Tafat» qui se sont abstenus, les dix autres élus, issus du FFS, de l’alliance TAJ, du RND et de la liste indépendante «Taneflit», ont voté contre cette proposition. La première tentative d’installation de l’exécutif a, donc, avorté. La population attend avec impatience la tenue d’une autre réunion pour éviter le blocage qui se dessine à l’horizon, lequel aboutira, en application du décret de mars 2016, à une dissolution et à des élections partielles. Selon un pacte qui aurait été signé entre les élus du FFS, du RND et de l’alliance TAJ, il a été décidé de ne travailler avec l’actuel maire que s’il accepte leur proposition consistant en l’occupation des postes de vice-présidents, de délégués communaux et de présidents de commission par les élus issus de toutes les autres listes et que le RCD n’aura à son compte que le poste de président de l’APC. Mais ce dernier acceptera-t-il cette proposition ? C’est un véritable bras de fer qui oppose les élus du RCD à la majorité des élus des autres formations. Pourtant une solution doit être trouvée.
A. Gana
