Dans le cadre du Salon du Djurdjura du livre, plusieurs activités sont organisées dans l’annexe de la maison de la culture d’Azazga, mais force est de constater que ça ne suscite pas le grand engouement. L’exemple le plus édifiant est la conférence-débat que devait animer, dimanche dernier, les universitaires MM. Bilek Hamid et Hallouane Hacène sous le thème «Écrits et paroles de Mammeri l’amusnaw», qui a été annulé faute du public. Certains évoquent un déficit en matière d’information et de communication, mais cet argument ne tient pas la route car la campagne publicitaire mise en œuvre avec l’utilisation des supports traditionnels, comme l’affichage classique et les supports numériques, a pu toucher une bonne partie de la population. Faut-il un changement de paradigme, autrement dit, si les gens ne font pas place aux activités culturelles dans leurs agendas, alors il faut faire en sorte que la culture s’invite chez eux. Initier les écoliers, les lycéens en organisant des activités culturelles dans les établissements scolaires par exemple, peut aider à transmettre cette passion et cet amour pour le théâtre, le cinéma, la lecture… Pour ce qui est des activités organisées à la maison de la culture d’Azazga, on a eu droit, samedi dernier, à des espaces ateliers avec projection du film «L’opium et le bâton» de Mohamed Rachdi, un atelier contes et lectures, une exposition en hommage à Mouloud Mammeri dont on fête cette année le centenaire de sa naissance, et une exposition-vente de livres avec les maisons d’éditions participantes à la dixième édition du Salon de livre de Djurdjura.
I. M.
