Pour une simple injection ou pour consulter un médecin généraliste, les habitants du douar Ath Menguellet sont contraints de ce rendre jusqu’au dispensaire de Akar, situé dans la cité du même nom. Celui-ci, distant de plus de six kilomètres, de certains villages, tels Ait Ailem ou Ighil Boghni, fait face aux besoins de la majeure partie de la population de la commune d’Ain El Hammam. Au moment où, dans certaines régions, des dispensaires sont construits dans chaque agglomération, la population des village, se trouvant à l’Ouest de la ville de l’ex-Michelet, doit se contenter du peu qu’on lui propose. Le comble est, que pour rejoindre l’unité de soins citée plus haut, les malades d’une dizaine de villages doivent traverser l’hôpital réservé aux urgences et aux hospitalisations. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, l’ancien dispensaire recevait les citoyens de la région ainsi que ceux qui venaient des communes limitrophes, à la recherche d’une qualité de soins qu’il ne trouvaient pas ailleurs. L’étroitesse des lieux a contraint les responsables du secteur sanitaire à ne recevoir sur place que les cas urgents, nécessitant une admission. Les consultations ont été de ce fait, transférées à la cité des 160 logements (Akar). Cependant, la situation a évolué depuis avec l’ouverture du nouveau pavillon des urgences. Cette structure inaugurée il y a environ un mois, a redonné espoir aux Ath Menguellatis qui pensaient enfin retrouver « leur » ancien dispensaire. Ils durent déchanter, en remarquant, ces jours-ci, que les portes d’accès viennent d’être murées, mettant ainsi fin à toute supputation. En attendant, le douar demeure la partie de la commune la moins bien couverte du point de vue médical. Quant aux médecins privés, il n’y en a qu’un au village d’Ait Ailem avec un gynécologue à Ahechad. Ce qui est très insuffisant. Une unité de soins, au niveau de l’hôpital est vivement souhaitée par la population, d’autant plus que les structures existent. Un geste de bonne volonté soulagerait ces personnes âgées et leur éviterait des déplacements épuisants.
Nacer B.