Si la Direction de la protection civile vient d'annoncer l'inscription de plusieurs unités, à Aïn Zaouïa, il est attendu que le projet du poste avancé soit relancé.
Il est à rappeler à ce sujet que juste après les incendies de l’été dernier, qui avaient ravagé des milliers d’hectares au niveau de la wilaya, tous les responsables (ministre de l’Intérieur, directeur général de la Protection civile, ministre de l’Agriculture et de la Pêche) se sont prononcés sur la relance de projets gelés, telle l’ouverture des pistes anti-feux ou encore la multiplication d’unités de la protection civile. Cette nouvelle avait été très bien accueillie par les habitants des zones enclavées et fortement boisées. C’est le cas de Boumahni. S’il est vrai que la daïra de Draâ El-Mizan avait son unité depuis des décennies, il faut aussi souligner que celle-ci ne peut répondre aux besoins des quatre communes, dont certains villages se trouvent à une trentaine de kilomètres du chef-lieu de daïra. C’est dire que la relance de ce poste avancé soulagera, du moins, la région d’Aïn Zaouïa, une partie de Frikat et une autre d’Aït Yahia Moussa. D’ailleurs, depuis la mise en service de l’unité de Tizi-Gheniff, l’unité de Draâ El-Mizan a été quelque peu soulagée, sachant que cette dernière peut intervenir sur les territoires de Tizi-Gheniff et de Draâ El-Mizan. «Non seulement, nous portons secours aux habitants de la ville, mais nous faisons, aussi, des sorties en cas d’accidents sur les RN 25, 68 et 30. Cela dit, au moment où nous recevons par exemple un appel de Tizi-Gheniff, nos agents peuvent se retrouver à Aït Yahia Moussa. Il faut savoir que près de trente kilomètres séparent les deux communes. C’est pour vous dire qu’on ne peut pas être au four et au moulin», nous avait déclaré un ancien responsable au sein de l’unité de Draâ El-Mizan, avant la création de l’unité de Tizi-Gheniff. Le même interlocuteur avait souhaité que même Aït Yahia Moussa devrait être dotée d’un poste avancé. De l’avis des élus locaux, cette unité serait la bienvenue. «Maintenant que le CEM Frères Oudni du chef-lieu est désaffecté, il pourrait servir de poste avancé de la protection civile. Ce dernier urge dans notre commune qui connaît notamment en été des feux de forêts ravageurs comme ceux de juillet dernier, où tout a été ravagé par les flammes», estime un ex-élu. Serait-il entendu? C’est ce que souhaitent les habitants de cette municipalité rurale. Concernant celui d’Aïn Zaouia, l’ex-président de l’APC, M. Merzouk Haddadi, avait espéré que ce poste allait voir le jour durant son mandat, d’autant plus qu’il l’a sollicité.
Amar Ouramdane

