La cérémonie de clôture de la 10ème édition du salon Djurdjura du livre (14-19 décembre) s’est déroulée en présence de Slimane Hachi, anthropologue et directeur du CNRPH d’Alger et d’une assistance nombreuse. Dans son allocution de clôture, la directrice de la culture, Nabila Gouméziane, rerviendra sur le déroulement du Salon, remerciera tous ceux et celles qui ont participé à la réussite de la manifestation, puis annoncera : «La direction de la culture signera avec le CNRPH deux conventions sur le patrimoine. Un programme d’activités communes commencera dès janvier 2018». Puis, M. Slimane Hachi fera un large tour d’horizon et confirmera : «Nous signerons avec la direction de la culture de Tizi-Ouzou une convention sur l’identification et l’inventaire du patrimoine culturelle matériel et immatériel de la wilaya». Il rappellera : «L’Algérie a signé deux conventions internationales : l’une en 1972 et l’autre en 2003, paraphées par 175 Etats, relatives toutes les deux sur le patrimoine culturel». Le responsable ajoutera : «Une circulaire du ministère de la Culture oblige les directions de la culture à procéder à l’identification et à l’inventaire du patrimoine au niveau de chaque wilaya». Slimane Hachi rendra ensuite hommage à Mouloud Mammeri : «C’était un homme du peuple, proche des siens, et un homme de Savoir et de progrès. Certains l’ignorent peut-être, mais Mammeri a été à la tête du CNRPH de 1969 à 1979. Et durant ces dix années, il s’est consacré à un travail titanesque. Et l’on peut assurer qu’il fut le dépositaire de la culture berbère». L’intervenant poursuivra : «Mammeri a consacré sa vie à l’anthropologie, notamment à la société algérienne. C’est lui également qui a conçu et unifié la grammaire de la langue amazighe, il a constitué des glossaires, en se basant sur la poésie, notamment celle de Si Mohand U M’hand et Cheikh Mohand U L’Hocine, qu’il a sauvées de l’oubli». M. Hachi rappellera par ailleurs que le CNRPH a réédité tous les ouvrages de Mammeri, dont des articles de journaux – Des contributions détaillées sur la guerre d’Algérie – La lettre qu’il a adressée à M’hamed Yazide et que celui-ci a lue à la tribune de l’ONU – La réponse de Mammeri à Jean Sénac à propos de la révolution – Les entretiens avec Taous Amrouche et Boudieu – Des entretiens à la radio – L’entretien avec Tahar Djaout (le dernier)… entre autres documents précieux que le CNRPH s’est donc fait un devoir de mémoire de conserver et rééditer.
M A Tadjer
