La Dépêche de Kabylie

Saharidj – Files d’attente interminables, bousculade… – La crise du lait perdure

Ce sont de désolantes scènes faites de longues chaines et bousculades devant les épiceries et superettes qui nous propulsent quarante ans en arrière vers l'époque des «souks el fellah».

À Sahardij, commune montagneuse située au nord de M’Chedallah, d’interminables files se forment chaque matin de vendredi et lundi devant chaque magasin d’alimentation générale, des journées durant lesquelles est livré du lait en sachet. «On nous livre 200 sachets par commerçant pour les sept (7) épiceries du chef-lieu de commune, et ce, à raison de deux fois par semaine. Au total, 3 000 sachets sont livrés pour une population qui frôle les 6 000 habitants concentrée au niveau du centre urbain sans compter ceux qui viennent des villages périphériques. L’on constate des files interminables et des scènes de bousculades. Des enfants en bas âge et des personnes âgées grelottant de froid par ces matinées glaciales attendent durant des heures pour avoir deux sachets de lait, tandis que ceux qui ferment la queux repartent bredouilles chez eux», souligne un des commerçants les plus populaires du chef-lieu de commune. Il faut signaler qu’une seule laiterie implanté dans la wilaya voisine de Béjaïa livre du lait en sachet dans cette municipalité et en quantité insuffisante. «Cela se passe devant la passivité des services de la direction du commerce», fait remarquer Yahia, un retraité rencontré devant une épicerie du centre-ville. «C’est triste que d’assister en 2017 à de telles scènes. Les pouvoirs publics doivent réagir pour mettre à terme à une situation qui n’a que trop duré. Du lait en sachets, il doit y en avoir tous les jours. Il doit être livré au quotidien et en quantité suffisante», suggère notre interlocuteur. Il est utile de préciser que la pénurie du lait en sachet dure depuis l’année passée et elle ne semble préoccuper aucune autorité. C’est un pénible cas sur lequel doivent se pencher les organismes concernés pour y remédier en urgence.

Oulaid Soualah

Quitter la version mobile