Un carrefour dangereux

Partager

Les accidents, parfois mortels, se sont multipliés ces derniers temps, au lieu-dit «Thiqeravine», à l’entrée Ouest de la ville d’Aïn El Hammam. Bien qu’un trottoir soit aménagé sur les lieux, les piétons ne sont pas sécurisés pour autant quand ils traversent la chaussée. Le carrefour où se rejoignent trois voies, dont la route nationale numéro 15, est souvent encombré de véhicules, dont les chauffeurs, qui n’ont d’autre souci que de passer avant les autres, s’adonnent à une sorte de course, dont les piétons font souvent les frais. Les automobiles venant de la ville y arrivent en trombe après avoir roulé sur un palier plat de plus de cinq cents mètres. Pour franchir cet espace dangereux, fréquenté également par de nombreux élèves du lycée Mustapha Ben Boulaïd, le citoyen doit s’armer de patience et d’une vigilance à toute épreuve. Les nombreuses victimes de ce tronçon, où la signalisation fait défaut, sont des personnes âgées ou des enfants. Le panneau de stop, devant arrêter les véhicules venant de la route communale reliant la ville à l’hôpital, a été saccagé depuis longtemps sans qu’il ne soit remplacé. Les marques sur la chaussée indiquant un passage piétons n’existent pas en ce lieu réputé pourtant de dangereux. De toute façon, cela ne suffirait pas. «A défaut d’une passerelle ou de feux tricolores, qui reviendraient chers à la municipalité, les responsables devraient penser à la pose de plusieurs ralentisseurs et à la mise en place de signalisations horizontale et verticale», préconise un père de famille. Plus loin que ce carrefour, les lycéens, obligés de descendre d’un trottoir étroit, parcourent près d’un kilomètre à pied pour rejoindre leur établissement. Ils sont souvent malmenés par les automobilistes. D’autres ralentisseurs, disent les parents d’élèves, seraient les bienvenus devant le lycée Ben Boulaïd. Notons que la route du nouveau lycée et celle du CEM d’Ouaghzen en sont déjà dotées. Mais cela n’empêche pas certains chauffards de démontrer leur «savoir-faire», quitte à emboutir des enfants.

A.O.T

Partager