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L’USO Amizour dans l’œil du cyclone

Censée jouer les premiers rôles, l’USO Amizour se retrouve dans la zone rouge, où elle patauge après une série de défaites. Cette fois-ci, c’est le RC Arbaâ qui est reparti chez lui avec les points du match aux dépens des Unionistes. À Amizour, c’est l’inquiétude générale chez les supporters. Leur équipe vit une situation difficile, comme en témoigne sa position de lanterne rouge. L’équipe ne compte jusque-là que sept points au compteur, avec 14 buts marqués contre 22 encaissés. Depuis l’entame du championnat, les coéquipiers de Sofiane Idirène enchaînent les contre-performances, notamment à domicile, en éprouvant des difficultés à chaque fois pour dicter leur loi, même face à des clubs du bas du classement. C’est du jamais vu dans toute l’histoire du club. C’est dire que maintenant, au vu de sa situation actuelle, qui inquiète énormément les supporters, à défaut de jouer l’accession, le club phare de la ville d’Amizour, risque, tout bonnement, de jouer le maintien. Les décideurs du club sont appelés à réagir, avant qu’il ne soit trop tard. A commencer par la lancinante question des salaires des joueurs, qui ne cessent de réclamer le paiement de leur dû. Un problème qui, pour d’aucuns, est la principale cause de cette série de mauvais résultats. Pour les supporters, «le problème d’argent démotive les joueurs. Les dirigeants veulent faire fonctionner l’équipe sans argent ou avec celui des subventions seulement. Alors que l’on est à la quatorzième journée du championnat, les joueurs et le staff technique n’ont perçu aucun centime, pas de salaires, pas de primes de matchs, rien du tout. Quant aux anciens, c’est encore pire. En plus des arriérés impayés de cette saison, le club leur doit cinq mois de la saison écoulée au club», informe-t-on. Et de révéler un autre problème d’ordre psychologique, relatif «à l’absence» de l’encadrement administratif : «L’équipe est livrée à elle-même. Comment voulez-vous que les joueurs soient motivés?». Car, après sa récente défaite à domicile, face au RCA, l’équipe reste la première relégable avec sept points seulement au compteur, à deux longueurs de l’avant-dernier et à cinq points du 14ème, la JSD, son prochain adversaire. Ce qui, maintenant, va pousser le groupe à réagir au plus vite pour assurer son maintien, en évitant d’autres échecs. Selon nos interlocuteurs, les joueurs sont à quatre mois sans salaire, sachant qu’ils n’ont pas perçu, non plus, les primes des deux matchs gagnés. Ce qui explique, peut-être, la démobilisation du groupe. «Comment voulez-vous qu’un joueur, dont le football est le gagne-pain, puisse être motivé les poches vides ? Et chacun, à Amizour, sait qu’on a une équipe tout juste moyenne, certes, mais qui a des qualités à faire valoir, pour peu qu’elle soit mise dans de bonnes conditions, notamment sur le plan financier. Donc, les dirigeants du club doivent prendre leurs responsabilités et ne pas attendre uniquement l’argent des contribuables, afin de payer les joueurs. Autrement, c’est la relégation qui attend le club et ils en seront totalement responsables», ont terminé nos interlocuteurs. Avec cette place à la dernière loge du classement général, il est évident que la déception est perceptible au sein des fans du club qui ne s’attendaient pas à une telle déconfiture de leur club favori. En somme, une thérapie de choc s’impose pour permettre à l’équipe de s’extirper de cette spirale négative.

Samy H.

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