Comme chaque année, depuis maintenant 7 ans, le comité culturel de Tizi-Gheniff a organisé le Salon du livre, mercredi dernier, à la bibliothèque communale.
Si, au départ, dix maisons d’édition ont donné leur accord, pour participer à ce rendez-vous, certaines d’entre elles ont, finalement, désisté, à cause du mauvais temps. «Nous sommes toujours contents de vous accueillir parmi nous. C’est une autre occasion qu’on donne aux enfants et aux lecteurs, en général, pour venir se procurer les livres qu’ils désirent, d’autant plus qu’on manque énormément de librairies dans notre ville. Encourager la lecture est notre credo. C’est aussi une occasion, pour mettre les lecteurs et les auteurs en contact. Nous avons programmé non seulement des ventes-dédicaces, mais aussi des conférences. Je citerai Ahcène Mariche qui fera son exposé sur la poésie kabyle et une autre conférence sera animée, au tour du centenaire de l’écrivain Mouloud Mammeri. Je souhaite à tous la bienvenue et je déclare le salon ouvert pour quatre jours», dira M. Mohamed Bougaci, président du comité culturel. Beaucoup d’invités étaient présents, dont le chef de daïra, le nouveau maire, des élus, des représentants de la société civile et le responsable de l’ONM locale. «C’est un plaisir de me retrouver ici avec vous, pour honorer cette manifestation dédiée à la lecture. En tout cas, en tant que premier responsable de l’APC, je suis là pour aider le comité et toutes les associations qui activent dans notre commune», déclarera M. Djamel Mahmoud, P/APC de Tizi-Gheniff. De son côté, le chef de daïra ira dans le même sens, en souhaitant beaucoup de réussite à ce comité qui mérite d’être encouragé pour ces initiatives, au profit des lecteurs. À l’intérieur de la grande salle de lecture, de nombreux titres ont été exposés, notamment par la maison d’édition «La Pensée et la librairie Mafatih Ennadjah» de Bordj Ménaïel. On remarquera l’abondance du manuel scolaire et parascolaire; c’est la période idéale pour les parents et élèves d’acquérir ces moyens pédagogiques. «Ce n’est pas la première fois que je viens exposer et dédicacer mes livres, ici dans ce salon. Vraiment, c’est un grand plaisir d’être ici. Chaque année, on constate qu’il y a de plus en plus de visiteurs et de ventes. Le livre est valorisé de plus en plus. La seule arme est le savoir, parce que, grâce au livre, on se forme, on se forge et on acquiert des connaissances. C’est grâce à lui aussi qu’on développe l’intelligence», déclare M. Mohand Arkat, écrivain et éditeur. Par ailleurs, M. Ahcène Mariche, un habitué du salon, était très content, parce qu’il voit que ce comité culturel donne une grande place à la lecture dans la région, alors que d’autres l’ont pratiquement oublié. «C’est un comité qui organise de nombreuses activités. On citera aussi le festival de la chanson populaire Idhaballen. C’est avec de tels événements qu’on aidera nos enfants, en particulier, et le public, en général, à se former par la lecture, en accédant aux livres dans toutes ses formes et dans tous ses aspects», soulignera-t-il. M. Ali Hadjaz, auteur et animateur télé, trouvera que l’initiative est louable et souhaitera que de tels rendez-vous soient multipliés. Pour sa part, M. Mocrani Hamdane, ancien cadre de l’éducation et auteur de deux romans, «Malika ou le bonheur retrouvé» et «Le revers de la Médaille», espérera que ce 7ème salon soit une réussite tout comme les précédents. Il ajoute: «Lire, c’est se former, lire, c’est vivre; lire, c’est exister et donner aussi un sens à son destin». Deux jeunes écrivains de la région, en l’occurrence M. Ghani Bozetine et Mehdi Zioui, ont, eux aussi, été invités à ce salon, où ils ont dédicacé leurs livres pour la première fois dans leur ville. Quant au programme, durant le deuxième jour, une exposition-vente et des ventes-dédicaces avec Mocrani Hamdane et Abderahmane Yefsah étaient au rendez-vous. Au programme d’hier, séance dédicace avec M. Hocine Haroune. En ce qui concerne le dernier jour (ndlr aujourd’hui), il est dédié au centenaire de Mouloud Mammeri avec une conférence qui sera animée par M. Youcef Merrahi, écrivain et journaliste, Hamid Bilek, archéologue, et Hacène Halouane, enseignant à l’université. S’agissant d’encourager la lecture, l’hommage sera rendu à des enseignants retraités qui, durant leurs belles années de jeunesse, s’étaient justement consacrés à véhiculer la culture et l’instruction par ce moyen, qu’est le livre.
Amar Ouramdane

