Suite à l’appel du Collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA) pour la tenue d’un sit-in, hier, à Alger, la manifestation a été marquée par des escarmouches qui ont fait accentuer la position des résidents. En effet, parallèlement au mouvement de grève illimitée, lancé depuis dimanche dernier par le CAMRA, pour appuyer leur plateforme de revendications mise sur la table de leur tutelle, les médecins résidents se sont réunis donc hier à l’hôpital Mustapha Pacha, pour entreprendre une marche de protestation qui a été empêchée par les forces de sécurité. Dans le feu de l’action, plusieurs blessés ont été enregistrés dans le camp des résidents notamment rabroués à la matraque. Suite à quoi, et dans un élan de solidarité, les résidents en poste dans les différentes structures hospitalières, notamment celles du centre du pays à l’image d’Alger et de Tizi-Ouzou ont décidé de suspendre le service minimum, y compris dans les gardes des urgences, arguant que «le résident n’est nullement responsable de la garde des urgences, puisqu’il n’est pas diplômé et est considéré comme étudiant». Sauf que leur désertion des différents services n’a pas manqué de créer une certaine confusion particulièrement dans les points d’urgences. Fort heureusement, la sagesse aura fini par l’emporter avec le retour à la raison des résidents contestataires après l’intervention des chefs de services et de l’administration pour leur sensibilisation sur les drames qui pourraient en découler d’une telle action.
L Sarah.
