La Dépêche de Kabylie

Aïn El-Hammam – Les prix des viandes en hausse

Le début de l’année 2018 a donné le départ à des augmentations, tous azimuts, que les commerçants justifient par la nouvelle loi de finances. Les transporteurs et les boulangers notamment n’attendent que le moment propice pour augmenter les prix. Il en va de même pour les bouchers qui se préparent à augmenter, encore une fois, le prix de la viande, et ce dès la semaine prochaine, apprend-t-on d’un boucher. Habituellement, ils ne procèdent aux hausses de leurs produits qu’à la faveur des fêtes religieuses, mais, cette fois, et à la faveur des rumeurs et spéculations sur les augmentations qui toucheraient tous les produits de consommation, les a incités, eux aussi, à prendre l’initiative unilatéralement d’augmenter les prix. Et pour justifier leur décision, les bouchers mettent en avant «des prix de l’aliment du bétail qui booste le prix de revient des bœufs. » Aussi, ils parlent de la forte demande sur le marché local, «depuis que l’importation de viande est suspendue». Les éleveurs, selon les bouchers, ne sont pas disposés à brader leurs bêtes qu’ils élèvent avec du fourrage à 1 200 DA la botte ou de l’aliment du bétail, dépassant les 4 000 DA le quintal. Il est à signaler que, désormais, les consommateurs paieront entre 1 100 et 1 200 DA le kilo de viande, dite «avec os», et le prix du beefsteak montera de 1 700 à 1 800 DA le kilogramme. Quant au foie, inaccessible aux petites bourses depuis longtemps, il sera cédé au prix de 2 400 DA le kilogramme. D’autres viandes suivront également la courbe ascendante des prix, nous confient les vendeurs qui semblent s’être déjà concertés. Le prix du poulet ne descendra pas de 370 DA le kilo. Ainsi, le prix d’un bon poulet pour Yennayer dépassera surement la barre des 1 000 DA. Les consommateurs croisent les doigts, pour que les augmentations ne viennent pas laminer encore plus leur bourse.

A. O. T.

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