Guemgouma – Le problème de transport perdure

Le secteur des transports dans la localité à Guemgouma, au nord d’El-Esnam, une commune sise à 13Km au sud-est du chef-lieu de la wilaya de Bouira, connait des perturbations qui n’ont que trop duré, selon les habitants de ladite bourgade. Il y a d’un côté un problème d’organisation sur la ligne desservant Bouira et El Esnam à partir de Guemgouma et de l’autre celui des tarifs. À propos des tarifs, au mois décembre dernier, des habitants de ladite localité et les usagers de transport se sont insurgés contre l’augmentation du prix du ticket, lequel est passé de 20 à 25 DA bien avant l’entrée en vigueur des nouvelles tarifications. Pour exprimer leur désarroi, les habitants ont simplement décidé de boycotter les cinq bus desservant leur localité. À travers cette action de contestation, les habitants réclament le retour à l’ancienne tarification et de surseoir à cette nouvelle augmentation jugée «illégale» et surtout de trop d’autant plus, estiment les usagers des transports, ces mêmes transporteurs travaillent depuis près d’une décennie dans l’illégalité. «Ces transporteurs n’ont ni carnet de tickets, ni aucun registre attestant de leur activité. Ce sont tout simplement des fraudeurs. Pire encore, ils décident d’une manière unilatérale et sans prévenir de revoir à la hausse le prix du ticket», dixit Hamza, un habitant de Guemgouma qui rejoint la ville d’El-Esnam. D’après une source locale, un rapport sur la situation a été adressé à la direction des transports de la wilaya, laquelle a fini par ouvrir une nouvelle ligne entre la localité de Guemgouma et le chef-lieu de wilaya Bouira en transitant par le chef-lieu de la commune d’El-Esnam. Toutefois, depuis le lancement de cette ligne, cette dernière ne semble pas attirer de potentiels propriétaires de bus. D’où le manque enregistré dans les moyens de transport. Il est utile de préciser aussi qu’il y a quelques semaines de cela, un groupe de jeunes de Guemgouma ont signalé l’activité illicite de certains transporteurs, ce qui a amené les services de sécurité et ceux du transport à interdire immédiatement l’activité des exploitants fraudeurs de cette ligne. Du coup, l’activité du transport se trouve bloquée et cette situation de paralysie perdure depuis le mois de décembre dernier. Elle risque actuellement de s’inscrire dans le temps. Ceci a généré des désagréments pour les habitants de la localité lesquels étaient contraints de revoir leurs habitudes. Beaucoup d’habitants et surtout les étudiants sont contraints de se lever un peu plutôt pour espérer trouver un moyen de transport et éviter d’arriver en retard sur le lieu de travail ou de scolarité. «Avant, je me levais à 7 heures du matin, mais avec les retards à répétition et les chamboulements intervenus sur la ligne de transport, je suis obligé de me lever à 6 heures du matin», déplore un étudiant de l’université de Bouira.

Aziz C.