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Des ex-travailleurs de l’ANBT protestent

Plusieurs dizaines de protestataires se sont rassemblés, hier matin, devant le siège de la wilaya, pour dénoncer le non renouvellement de leurs contrats par la société qui les emploie depuis près de dix ans, à savoir l’ANBT.

Les manifestants disent avoir été «exploités» par l’ANBT et «remerciés sans autre forme de procès». «Nous travaillions au barrage de Koudiet Acerdoune de Lakhdaria et étions chargés des travaux du grand transfert des eaux de ce barrage vers la nouvelle ville de Boughezoul. Un projet en deux tranches. Et après avoir réalisé la première tranche, les responsables nous ont promis qu’une fois ces projets en exploitation, nous serions intégrés dans des postes permanents. Finalement, pour des raisons que l’on ignore, nous n’avons pas été intégrés. Nous sommes actuellement près de 120 personnes qui se sont bien acquittés de leur travail. Beaucoup de nos collègues sont décédés suite à des accidents de travail, d’autres sont blessés et traumatisés. Nous étions aussi chargés d’escorter des étrangers travaillant pour le compte de l’ANBT sur des routes non sécurisées…», explique Djamel, un des protestataires.

Ces derniers demandent donc leur intégration générale et définitive, «surtout que depuis notre « remerciement », des sociétés privées de gardiennage sont venues en renfort pour assurer la sécurité des infrastructures réalisées par l’ANBT», se désole notre interlocuteur.

Le chef de cabinet du wali a reçu une délégation de représentants des manifestants, avec laquelle des pourparlers ont été entamés. A la fin de cette entrevue, les ex-travailleurs de l’ANBT ont été assurés que «leurs doléances seraient soumises aux autorités concernées, pour une solution rapide».

Dans l’attente d’une réponse qu’ils espèrent favorable, les protestataires affirment ne pas baisser les bras et se disent prêts à revenir sur l’esplanade de la wilaya pour des rassemblements pacifiques jusqu’à ce qu’ils réintègrent l’ANBT, car, disent-ils, «nous n’avons pas d’autres solutions, certains sont âgés de 50 ans ou 60 ans et n’ont aucune autre ressource pour survivre et subvenir aux besoins de leurs familles».

Hafidh Bessaoudi

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