Depuis le début de la saison hivernale, les prix des légumes secs ont repris l’ascenseur pour devenir hors de prix pour certaines bourses, notamment les plus modestes. Dans les épiceries et autre superettes de M’Chedallah, les pois chiches sont affichés à 300 DA le kg, l’haricot blanc à 250 DA, les lentilles à 200 DA, et les petits pois à 180 DA. Cette hausse des prix des légumes secs est propre à la saison hivernale, saison connue pour une très forte demande sur ces produits indispensables pour la préparation des repas chauds en hiver. Cette flambée du prix des légumes secs n’est pas la seule à être enregistrée dans la région de M’Chedallah, puisque les légumes frais ont également pris l’ascenseur. Au marché hebdomadaire de la ville de l’ex-Maillot et au niveau des commerces de fruits et légumes, la pomme de terre est cédée à 80 DA, les fèves à 140 DA et la courgette à 120 DA. Les navets et carottes sont affichés à 80 DA le kilo et l’oignon à 60 DA. Ces prix exorbitants découragent les plus tenaces des ménages dont les mères de famille ne savent plus comment garnir leurs marmites et offrir un repas équilibré à leurs progénitures. Une situation aggravée par la fermeture de la plupart des cantines scolaires du primaire, et ce, à cause du manque de cuisiniers dont la majorité sont en fin de contrat, et non renouvelable cette année. À midi, beaucoup d’enfants scolarisés à M’Chedallah sont du coup obligés de renter chez eux pour espérer goûter un repas chaud à la maison. Il faut signaler que le reste de ces cantines fonctionnelles offrent encore pour la plupart des repas froids par ces journées glaciales. Durant ces dix dernières années, soit depuis le commencement de cette terrible inflation des produits alimentaires qui a touché même aux pâtes qui constituent aussi le menu hivernal, des familles entières font l’impasse sur certains légumes qui coutent très chères. Certaines familles n’achètent que les pommes de terre, un légume dont le prix est parfois raisonnable et à la portée de tous. Aussi, pour la majorité des foyers dans ces zones rurales, les repas chauds ne sont parfois préparés qu’à base de patates et d’oignons. Il faut souligner que cette saison humide et froide durant laquelle les repas chauds sont plus qu’indispensables s’étale sur 5 mois, presque la moitié de l’année.
Oulaid Soualah
