L'institut national spécialisé de la formation professionnelle (INFSP) de M'Chedallah baptisé du nom du martyr Haddad Mohamed organise des journées porte-ouvertes depuis la semaine dernière.
C’est une activité qui vise d’abord à faire connaitre cette institution, mais aussi dans le cadre de la préparation de la cession de la formation professionnelle du mois de février prochain. Au programme de cette activité, l’on peut citer une exposition du matériel pédagogique. Un registre ouvert a été mis à disposition du public pour l’inscription des futurs stagiaires dont le nombre a déjà atteint 50 inscrits qui ont dores et déjà déposé leurs dossiers pour suivre le stage qui débutera à partir du mois de février prochain. Cet institut assure déjà la formation dans les filières du bâtiment et travaux publics à cinq (5) sections de 25 stagiaires par section, informe-t-on. Cette formation sera sanctionnée par le diplôme de technicien supérieur (TS). «Le centre de formation tourne à peine à 50 % de ses capacités d’accueil qui sont de dix (10) sections avec un régime d’internat de 120 lits entre garçons et filles et une demi-pension. Malheureusement, faute de moyens et en l’absence de budget, ce régime d’internat n’est pas opérationnel. Les déficits sont innombrables, l’on fait état d’un manque flagrant d’équipements pédagogiques et moyens humains qui se résume à sept (7) enseignants et cela du fait que l’INSFP a été réalisé et mis en service en 2015 sans que son décret de création ne soit signé, c’est à dire sans aucun budget de fonctionnement à ce jour», se plaignent les responsables de l’établissement. Il convient de signaler que cet institut est implanté à Zouzamen, une localité périphérique du chef-lieu de daïra. Il est composé de pas moins de huit (8) ateliers-laboratoires, un amphithéâtre sophistiqué doté d’équipements modernes d’une capacité d’accueil de 200 personnes, un foyer, un stade matico, un autre espace aménagé pour la pétanque. Il est à l’heure actuelle géré par un directeur épaulé par 3 sous-directeurs et une dizaine d’employés répartis entre le gardiennage, la sécurité, l’entretien et enfin le parc roulant. L’un des responsables de la structure déplore l’absence de panneaux indicateurs du fait que l’infrastructure est située dans un coin isolé à quelque deux (2) km du chef- lieu de daïra et peu connu. «Plusieurs requêtes ont été adressées à la subdivision des travaux publics (STP) de la daïra de M’Chedallah mais elles sont restées sans suite», affirme t-il. Le même responsable évoquera une autre contrainte qui est «la piste d’accès d’environs un km non encore revêtue en bitume. Cette opération bloque le projet de la réalisation de l’indispensable ouvrage de drainage des eaux pluviales», fait-il savoir.
Oulaid Soualah

