Aïn El Hammam – Les cantines scolaires ouvertes

Hormis les élèves des écoles de Sidi Ali Ouyahia et de l’école de filles dont les travaux de restauration ne sont pas encore achevés, ceux des autres établissements du primaire de la commune d’Aïn El Hammam bénéficient de repas chauds depuis la première semaine de la rentrée des vacances d’hiver, affirme une source proche de l’APC. «Malgré certaines contraintes liées au budget non encore voté, nous avons réussi à ouvrir toutes les cantines dans les écoles qui en disposent», confie le président de l’APC d’Aïn El Hammam. Cette année, en effet, les cantines scolaires des écoles primaires sont à la charge totale des mairies qui doivent veiller à les approvisionner en denrées alimentaires et en matériel. Après les réparations d’usage effectuées durant les vacances d’été et leur raccordement au réseau du gaz de ville, l’APC se doit de mettre à leur disposition le matériel et le personnel nécessaires à leur fonctionnement. Cependant, il est à noter un manque flagrant d’employés d’entretien dont certains sont en fin de contrat. Le président de l’APC en appelle au directeur de l’action sociale (DAS) pour affecter un nouveau quota ou procéder au renouvellement des contrats arrivés à terme. Il faut dire que les directeurs d’écoles se plaignent souvent d’un manque de personnel d’entretien en charge des locaux et du restaurant scolaire. Parfois, ce sont les enseignants qui mettent la main à la pâte pour palier à ce déficit. «On ne peut pas faire des économies de personnel, lors de la confection des repas qui exige beaucoup d’hygiène», dira un directeur d’école. La gestion des cantines était auparavant du ressort de la direction de l’éducation dont tout un service lui était réservé. À compter de l’année scolaire 2017/ 2018, c’est aux APC que revient la tâche de veiller à ce que les enfants bénéficient de repas convenables. D’ailleurs, il y a peu, une instruction ministérielle a été adressée aux walis, aux chefs de daïras et aux maires afin d’«interdire aux écoles qui ont des cantines de distribuer des repas froids». Il faut dire que si certains établissements étaient tentés, par le passé, de donner, en guise de repas, du pain et du fromage, c’était surtout pour palier aux diverses pannes à condition que la situation ne dure pas longtemps.

A. O. T.