La campagne oléicole dans la commune d’Ath Mansour est, de l’avis des propriétaires de vergers oléicoles, « médiocre ». Actuellement, peu de familles sont en train de glaner les dernières olives, car cette saison la récolte n’a pas été bonne comme escompté. «Cette année, la récolte d’olives a été moyenne pour ne pas dire faible. Nonobstant le fait que la région agricole de Taghzouyt se trouve à proximité de l’oued Sahel, donc d’une nappe phréatique importante, cela n’a pas pour autant contribué à une bonne fructification des oliviers. La sécheresse a eu raison des oliviers et beaucoup d’entre eux ont vu leurs olives tomber en pleine croissance, ce qui a influé négativement sur les récoltes. Pour ma part, constatant cette sécheresse qui a sévi durant l’été et l’automne derniers, je ne pouvais rien faire étant donné que je n’avais pas les moyens pour irriguer mes oliviers qui sont comptés en dizaines. Et le résultat est là: des récoltes mièvres et une production faible de l’huile d’olive. J’ai eu à peine 180 litres alors que d’habitude la production dépasse les 300 litres», constate amèrement le propriétaire d’une oliveraie sise à Taghzouyt à quelque 3 km du chef-lieu communal d’Ath Mansour. Ainsi, comme l’a souligné notre interlocuteur, la production d’olives et de son huile a « dérogé » à la règle cette année dans la commune d’Ath Mansour, où beaucoup de ménages ont constaté le recul de la production avec beaucoup de consternation. Lorsque l’on sait que l’huile d’olive, en plus de constituer un aliment de base pour ces ménages, elle est aussi source de revenus supplémentaires. Le prix de ce produit agricole caracole entre 650 et 700 DA le litre.
Y. S.
