Priorité aux classes d’examens

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Afin de palier au retard dans le programme scolaire engendré par la grève du Cnapeste qui a duré, faut-il le rappeler, plus de six semaines, les inspecteurs des matières de l’éducation nationale de la wilaya de Tizi-Ouzou, sous la supervision de l’inspecteur régional, se sont réunis, hier, au niveau du lycée Stambouli pour mettre en place un agenda de rattrapage des cours non-dispensés au premier trimestre. «D’après les supervisions des inspecteurs, la situation n’est pas dramatique et les 25 jours de grève sont faciles à rattraper, à condition que chacun met sa main à la pâte», apprend-on du directeur de l’éducation, Ahmed Lalaoui. D’après ce dernier, chaque établissement établira un programme spécifique à ses besoins, étant donné que le pourcentage de grève diffère d’un établissement à un autre. Néanmoins, une feuille de route s’est dégagée de cette réunion. Il s’agit, entre autres, de privilégier, en premier lieu, les élèves des classes d’examens en leur prodiguant des cours de rattrapage même en dehors des heures de travail. En outre, les heures de sport et les matières dont les cours sont un peu en avance peuvent être remplacées par les leçons de rattrapage. Les enseignants peuvent, également, jumeler deux classes pour le même cours et travailler le mardi soir. En ce qui concerne les examens, le directeur de l’éducation soulignera : «Ils se feront en dehors des heures du travail. On peut y aller jusqu’à la fin de ce mois. En somme, le rattrapage et les examens se font au cas par cas. On laisse la liberté aux directeurs et aux inspecteurs qui sont chargés du suivi de cette tâche, pour planifier et mettre en œuvre leur programme de rattrapage. Les directeurs des établissements scolaires ont évalué, déjà le manque à rattraper.» En somme, le corps pédagogique a tous les prérogatives pour agir à sa guise, selon les besoins et le contexte de chaque établissement. «L’implication de tout le monde est indispensable. Les parents, les enseignants et tout le personnel doivent s’impliquer pour réussir cette mission et préserver, par ricochet, le haut du podium que notre wilaya occupe depuis une dizaine d’années», dira M. Lalaoui qui considère que la grève illimitée est une «culture dangereuse.»

Farida Elharani

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