Dans la commune d’Ahnif, l’aménagement urbain reste toujours l’un des points noirs imparables, a priori, en ce sens que beaucoup de localités enregistrent des insuffisances flagrantes dans ce volet précis. Si l’on prend l’exemple du village Ighil Nath Ameur, il a été constaté un manque criard en aménagement urbain en ce qui concerne précisément la réhabilitation des ruelles et autres pistes communiquant entre les différents quartiers de cette localité agropastorale. Actuellement, les artères de ce village se trouvent dans un état lamentable, pleines de fange et de flaques d’eau, elles sont complètement impraticables. Des couches impressionnantes de boue tapissent les ruelles rendant tout déplacement laborieux aussi bien pour les automobilistes que pour les piétons. Des ornières longues et profondes se sont « dessinées » sur ces venelles compliquant davantage la circulation et les déplacements des villageois. Le chemin qui mène vers l’école primaire du village n’est pas en reste, puisqu’il est également en proie à une boue gluante. Les élèves qui suivent leur cursus dans cet établissement chaussent des bottes pour ne pas finir « cloués » dans une boue collante. «La situation du village est indescriptible à la tombée de la pluie. Au petit matin, par exemple, on constate que tout baigne dans les flaques d’eau et la boue. Et le stress commence alors. Les villageois se demandent comment peut-on se déplacer dans cet ‘océan’ de boue et de mares d’eau. Nous avons vraiment assez de cette situation cauchemardesque qui dure depuis des décennies. La nouvelle équipe communale est priée de trouver une solution à ce problème lancinant», dixit un habitant de cette localité rustique. Il est aussi constaté une insuffisance dans l’éclairage public, où des endroits du village sont mal éclairés. Ce qui rajoute une couche à cet état de fait peu enviable, les villageois se voient ainsi contraints de se munir de torches pour ne pas s’embourber dans la fange.
Y. S.
