«L’aquaculture est une nécessité économique»

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La journée d’étude sur la pêche et l’aquaculture qui a eu lieu, hier, au campus d’Aboudaou, a été l’occasion pour la direction de la pèche et des ressources halieutiques de Béjaïa de signer une convention avec l’université Abderrahmane Mira et une autre avec la direction de la formation professionnelle. La première se rapporte à une collaboration, dans le cadre du laboratoire mixte qui verra dans ce cadre ses missions en écosystème marin renforcées. C’est suite aux retombées positives de la convention de coopération signée en 2008 qu’il a été décidé de renouveler cet accord pour un autre quinquennat. La signature de cette convention de coopération permet de formaliser la relation de travail. La deuxième convention a trait à la formation des pêcheurs et autres métiers de la pêche au niveau des établissements de la formation professionnelle. D’ailleurs, nous informera en aparté le directeur de la pêche et des ressources halieutiques, Nadir Adouane, «il y a plusieurs stagiaires qui suivent, en ce moment, ce genre de formations au niveau des centres de Melbou, Toudja et Bejaia-ville». Lors des allocutions d’ouverture prononcées par les différents acteurs, lors de cette journée d’étude dédiée à la pêche et à l’aquaculture, l’accent a été mis sur la nécessité de l’implication des différents secteurs. D’ailleurs, fera remarquer Farid Harouadi, directeur de l’appui technique aux activités de la pêche et de l’aquaculture, «seules les actions entreprises en collaboration avec d’autres secteurs se sont soldées par des réussites ». Il a été rappelé à l’assistance que Béjaïa est la seule wilaya à posséder un laboratoire mixte en plus du fait qu’elle a créé une station expérimentale des ressources marines. Enfin, il a été souligné, également, que l’aquaculture est une priorité de l’Etat, «car elle représente l’une des sécurités alimentaires ». Toutefois, est-il rappelé, «elle ne peut se développer au détriment des pêcheurs». Cinq communications ont été faites dans le cadre de cette journée d’étude. Le programme sectoriel de développement des activités de la pêche et de l’aquaculture a été présenté par le directeur de l’appui technique aux activités de la pêche et de l’aquaculture, Farid Harouadi, alors que la stratégie de recherche et de développement du CNRDPA dans ce domaine, a fait l’objet d’une communication du premier responsable de ce centre, Rachid Annane en l’occurrence. La présentation de la situation et perspectives de la pêche et de l’aquaculture dans la wilaya de Béjaïa a été faite par le directeur du secteur de la wilaya, Nadir Adouane. Le bilan et le plan d’activité de l’année en cours de la station expérimentale de Tichy ont été présentés par son directeur, Lyes Mekhazni, et ceux du laboratoire associé université-centre de recherche CNRDPA, par le professeur Amokrane Iguerouada, son directeur. La wilaya de Béjaïa possède une flottille de pêche de 21 chalutiers, 52 sardiniers et 224 petits métiers employant 251 patrons, 70 mécaniciens et 1 138 marins. Malgré l’amélioration des efforts de pêche, entre flottille et formation, la production reste stable à environ 3 000 tonnes par an, soit un ratio de consommation de 3 kilogrammes par habitant. L’objectif au niveau national est d’arriver à 200 000 tonnes/an, pour atteindre au moins un ratio de consommation de 5 kilogrammes par habitant à l’horizon 2020. Pour cela, ayant déjà augmenté l’effort de pêche par la flottille et importé du poisson ayant nécessité de la devise pour un poisson de moindre qualité, il fallait trouver une autre solution qui n’est autre que l’aquaculture qui n’est plus un choix mais une nécessité. Les potentialités existent et cette rencontre, à Béjaïa, fait partie du processus.

A Gana.

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