Depuis le début de l’année, les produits d’importation se font rares sur les étals. Les quelques articles qu’on peut encore trouver ont vu leurs prix augmenter, même si ce sont de vieux stocks non concernés par les augmentations.
Il en est ainsi, particulièrement, des chocolats. La pâte à tartiner, vendue il y a peu à 220 dinars, est montée en flèche pour atteindre 480 dinars. «Tant mieux. Tant qu’ils ne sont pas disponibles, nous ne serons pas obligés de les acheter. De toute façon, leurs prix n’étaient jamais pas à notre portée», dira un client d’un magasin, face au rayon réservé aux produits importés, vide. Et certains commerçants ont déjà remplacé ceux-ci par les produits locaux qui, de l’avis des clients, n’ont rien à envier à leurs équivalents venus de l’autre côté de la Méditerranée. «Hormis un emballage coloré et attirant, je ne trouve aucune différence à leur qualité gustative», explique le vendeur en comparant deux pots de chocolat à tartiner. Il en est de même pour les céréales fabriquées en Algérie et auxquelles les consommateurs n’auront aucune difficulté à s’adapter. Certains clients disent même les avoir adoptées depuis longtemps, vu leur prix bien en dessous des autres. Beaucoup d’entreprises privées nationales ont en effet montré qu’elles sont capables de rivaliser avec leurs homologues de l’étranger dans certains domaines. Dotées de matériel moderne et de personnel expérimenté, elles trouveront maintenant l’occasion de prouver que l’importation de certains produits n’était, en fin de compte, que du gaspillage de devises. La balle est dans leur camp. Elles doivent saisir l’opportunité qui se présente à elles pour s’imposer définitivement sur le plan national en proposant aux consommateurs la qualité qu’ils recherchent. A elles de contrecarrer les «produits de cabas» qui commencent à refaire surface.
A.O.T

