AIN EL HAMMAM – Ils ont été admis au concours d’il y a 2 ans – Les enseignants de la liste d’attente s’impatientent

Un examen de recrutement d’enseignants pourrait avoir lieu d’ici la fin de l’année en cours. Quoi que rien d’officiel sur ce sujet n’ait été annoncé, les reçus dans les précédents examens qui ont été mis en listes d’attentes s’inquiètent déjà quant à cet éventuel nouveau concours, tant leur attente fut longue.

Le mécontentement est palpable chez les admis sur la liste d’attente d’il y a deux ans, à qui les préposés de l’administration de la direction de l’éducation ont signifié «la fermeture de la liste d’attente», soit le non recours à ces reçus pour les prochains recrutements. «Depuis la proclamation des résultats, les services de l’académie et le ministère de l’Education ne cessent de nous rassurer, quant à notre recrutement dès que des postes à pourvoir seront libérés», dira une jeune fille diplômée en 2011 et qui a été recalée à deux reprises. Pour une fois qu’elle a été admise sur la liste d’attente pour le cycle primaire avec près de 11,5 de moyenne, elle se retrouve «sur la touche». «On continuera à puiser dans la liste d’attente jusqu’à son épuisement, nous a-t-on dit», rappellera un jeune qui passera pour la quatrième fois l’examen avec l’inquiétude de ne pas être admis. Pour lui, «c’est de la trahison pure et simple. J’ai laissé passer plusieurs concours hors éducation, convaincu que j’allais être recruté». «Si on nous a mis en attente, c’est qu’on nous a jugés aptes à enseigner tout autant que nos camarades qui ont eu la chance d’être recrutés», clame un jeune homme d’une trentaine d’années qui prépare son dossier de candidature pour tenter l’aventure encore une fois. Son compagnon ne cesse de pester contre ceux qui «nous marginalisent alors que nous aussi nous sommes des Algériens et nous avons le droit de travailler». Il ajoute, dépité : «Nous allons encore une fois nous préparer à passer un autre examen et attendre dans l’angoisse d’être recalés après avoir été admis une fois. Nous, nous ne sommes bons que pour les remplacements des enseignantes parties en congé de maternité. Jusqu’à quand vont-ils encore nous faire courir ?». Ils sont, comme lui, des centaines à demeurer en attente d’un hypothétique poste libre pour un mois, deux et parfois pas plus d’une semaine, pour palier la défection des titulaires pour raisons de maladies et autres. Toute cette expérience accumulée pendant des années devraient faire d’eux des postulants prioritaires. S’ils sont aptes à prendre une classe pendant plusieurs mois, rien ne devrait, logiquement, s’opposer à leur recrutement d’autant plus qu’ils ont réussi leur examen. «Je ne peux même pas me rendre à l’académie ou initier une pétition pour dénoncer cet état de fait et exiger que les responsables tiennent leur promesse», dira un autre postulant. Ils attendent que l’administration prenne des mesures à même de les favoriser en fonction de l’ancienneté de leurs diplômes et de l’expérience acquise sur le terrain.

A. O. T.