Des élus de l’opposition vilipendent le maire

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La sortie médiatique du maire d’Azazga, Mohand-Amokrane Bennadji, via un entretien accordé à la Dépêche de Kabylie, a suscité l’ire de certains élus qui se disent «exclus de la formation de l’exécutif communal par le maire».

Il s’agit des élus de la liste indépendante «Tadukli», qui ont estimé «judicieux de remettre les choses dans leur contexte». Incombant la responsabilité de l’échec des négociations à l’intransigeance du maire et aux pressions subies par leur tête-de-liste, M. Kaci Chaouche, tous les membres de la liste tiennent à apporter des éclaircissements quant au processus des négociations et les r aisons de son échec. Tout d’abord, les élus de cette liste indépendante, arrivée en deuxième position, nient avoir «une quelconque animosité envers le maire, encore moins une volonté de bloquer l’APC. Preuve en est le vote du budget prévisionnel». Ils regrettent, par ailleurs, le retour sur une polémique qu’ils jugent «stérile», vu que le maire dispose d’une majorité et a déjà entamé son travail. Ils s’insurgent contre ce qu’ils qualifient de «campagne de dénigrement» dont ils estiment être victimes. Quant à l’échec des négociations pour la formation d’un exécutif communal homogène, soudé et efficace, les membres de cette liste indépendante l’incombent au P/APC. De ce fait, ils qualifient la démarche de M. Bennadji d’«indécise» et lui reprochent «des voltefaces et des reculades pendant les différentes rencontres». «Il voulait des soutiens, nous voulions être des partenaires. Nous voulions une alliance basée sur un programme, une perspective et un modèle de développement capable de sortir Azazga de sa léthargie. Une alliance qui sera scellée par un engagement écrit, car il s’agit d’un bilan qu’il faudrait défendre devant la population», soutiennent les élus qui affirment avoir compris que «la composante de l’exécutif communal a été finalisée ailleurs et que les négociations n’étaient que de la poudre aux yeux». Pour ce qui est du choix du jour pour l’installation de l’exécutif communal, ces élus s’étonnent de la «précipitation» de la convocation de l’assemblée «sans que les alliances ne soient définitivement scellées», ils condamnent le climat «délétère» qui a régné pendant cette assemblée où ils on été «hués» par les pro-P/APC. Ils signalent donc que la demande de report de la séance d’installation de l’exécutif formulée au P/APC «était motivée par le souci de concertation et non par une volonté de blocage ou de chantage». Pour sa part, le maire d’Azazga, M. Bennadji, dit «assumer» les propos qu’il a tenus et affirme qu’ils sont «vérifiables». Il insiste surtout sur le fait que le souci majeur dans sa démarche était de «constituer la majorité la plus élargie possible, ce qui évitera tout blocage de l’APC et tout diktat d’un groupe de pression ou d’une alliance, comme ce fut le cas par le passé». Pour lui, la priorité est de redorer le blason de la commune et «cette tâche incombe à tous les élus de toutes les couleurs politiques, ainsi qu’à la société civile qui doit être responsabilisée». Le maire réitère son engagement à «collaborer avec toutes les bonnes volontés», soulignant avoir des r apports «cordiaux» avec les élus de la liste Tadukli. Cependant, «dans toute négociation, il faut savoir faire des compromis et laisser de côté les égos et les sensibilités politiques, pour pouvoir avancer», conclut le maire.

Mohand I

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