Quatre villages, relevant de la commune de Barbacha, verront sous peu leurs réseaux de distribution d’eau potable (AEP) remis à niveau. En effet, selon une information communiquée par les services de la direction des Ressources en eau (DRE), des projets de réhabilitation et d’extension des conduites seront réalisés au profit des villages d’Aït Aïssi, d’Azrou Ouzemmour, d’Ibelouten et d’Iwendajen. Le raccordement de ces deux derniers villages, apprend-t-on, se fera à partir d’un réservoir de 500 m3, projeté à hauteur du village Khellil. «Le choix de ces réseaux à réhabiliter n’est pas fortuit, mais il répond à la nécessité de remédier à une situation fort pénalisante pour la population, en raison de ces conduites vétustes, parfois sous-dimensionnées, ainsi que la présence de nouveaux quartiers non encore touchés par le réseau», explique un responsable du maître de l’ouvrage. La réalisation de ce projet, scindé en plusieurs lots, sera couverte par des crédits ouverts sur les programmes sectoriels de développement (PSD), explique-t-on. Le dossier relatif à l’étude technique, indique-t-on, est déjà finalisé. «Même le marché est en passe d’être attribué, dans la mesure où les consultations, par l’entremise d’un avis d’appel d’offres, sont actuellement en cours», dira un interlocuteur. Voilà qui promet d’améliorer la desserte publique d’eau potable dans ces localités, en butte à des ruptures récurrentes d’approvisionnement. «Il y a presque toujours un écueil sur le réseau, qui est sujet à des fuites à répétition. Les branchements illicites, qui prolifèrent un peu partout, n’arrangent pas les choses, d’autant plus que la pression dans les canalisations laisse à désirer. Nous avons bon espoir que le projet annoncé nous apportera, enfin, la solution», affirme un retraité du village d’Aït Aïssi. «Il y a des dizaines de citoyens qui ont construit dans le cadre du programme FONAL, et qui attendent depuis longtemps l’extension du réseau AEP. L’amenée d’eau, promise par ce projet, sera une véritable délivrance», jubile un habitant d’Ibelouten, confessant que les villageois recourent à la corvée d’eau pour maintenir leurs réserves à flots.
N. Maouche
