Lors d’une assemblée tenue jeudi dernier à la salle des délibérations du siège de l’APC de Boghni, les commissions communales ont été installées par le maire. Cette installation survient après l’annulation de la première délibération portant le vote sur sa composante, mais sans tenir compte des équilibres politiques au sein de l’Assemblée. Cette fois-ci, le chef de l’exécutif communal a, semble-t-il, pris toutes les précautions nécessaires pour asseoir sa majorité au sein des commissions, lesquelles seront composées de 5 membres chacune. La nouvelle configuration, affirme un élu de la majorité composée du Parti des Travailleurs, du FFS et des indépendants, «permettra à notre alliance d’avoir la présidence de toutes les commissions». Le principe d’élire les présidents en marge de la tenue de l’Assemblée a été rejeté par les élus du FLN, qui ont réclamé avec insistance un vote à bulletin secret au lieu de recourir à la main levée, précise-t-on. Quant aux élus du RCD, constituant la première force d’opposition à l’Assemblée avec 5 élus, ils se sont tout bonnement retirés des travaux de la réunion durant laquelle a été aussi approuvé le plan ORSEC de la commune. Ainsi, le président de l’APC a décidé le report de l’élection des présidents des commissions, lesquelles reviendraient à la nouvelle alliance à l’APC. La répartition devrait être équitable, avec deux commissions pour le PT et les deux autres restantes pour les indépendants de l’ancien président de l’APC et le FFS. À signaler enfin que les arrêtés portant sur la pérennisation des vice-présidents à l’APC ont été signés par le wali, ce qui permettra sans doute au maire de se décharger de certaines missions.
Merzouk Haddadi