Le nombre de personnes atteintes de maladies et de troubles psychiatriques, qui errent sur la voie publique, a augmenté ces dernières années au niveau du chef-lieu de la daïra de M’Chedallah, pour atteindre à l'heure actuelle une dizaine.
De tous âges, errant sans but, crasseux, les vêtements en lambeaux et les pieds nus, cinq nouveaux cas ont été recensés dans les rues de la ville de M’chedallah depuis l’été dernier. Si certains sont inoffensifs, d’autres affichent des signes d’agressivité, tant verbale que physique. Ils déambulent à longueur de journées entre la nouvelle et l’ancienne ville, vivotant grâce à la générosité des citoyens. Leur présence a fini par se banaliser, leur état n’émeut désormais plus personne. Leur situation ne semble pas interpeller les autorités ni les associations locales à caractère social. Soulignons que le phénomène ne s’arrête pas à la seule ville de M’Chedallah, il touche toutes les agglomérations de la daïra.
Oulaid Soualah

