Conférence sur yennayer et tamazight

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L’Association Awal Issawel a organisé, dans l’après-midi de samedi dernier, une conférence animée par l’écrivain Rachid Oulebsir et le journaliste Mourad Atmimou, au niveau de la bibliothèque municipale de Melbou. Cette rencontre, dont le thème est «Tamazight : histoire et identité», s’est déroulée en présence des autorités locales dont le président de la municipalité, M. Lyazid Benkhalfoune, et les élus locaux, ainsi qu’un parterre de citoyennes et citoyens venu(e)s des différentes localités de ladite commune, et même d’autres communes limitrophes. Après une minute de silence à la mémoire des victimes de la cause berbère et toutes les personnes qui se sont sacrifiées pour la promotion de la langue amazighe, la parole a été donnée à M. Rachid Oulebsir qui a fait voyager l’assistance dans le temps, en expliquant l’histoire de Yennayer. Dans le but de faciliter la transmission de son message au public, l’auteur de «Les derniers kabyles» dira : «Il y a deux mots amazighs dans le mot «Yennayer» : Yan qui signifie yiwen (un), et ayer, ou bien Ayur qui signifie «le mois». Yennayer est, donc, le mois numéro un, le premier mois de l’année. «En latin, Yanarius a aussi le même sens», déclare-t-il. Il a expliqué aussi la manière dont les ancêtres célébraient cette date symbolique et historique. Interrogé sur la graphie à utiliser pour transcrire la langue amazighe, M. Oulebsir cachait mal son soutien aux gens qui veulent l’écrire en lettres latines. «Tamazight a été transcrite en latin, et maintenant le problème ce n’est pas comment écrire tamazight mais pourquoi ne pas l’écrire. Les gens qui veulent l’écrire en lettres arabes, qu’ils le fassent mais qu’ils laissent les gens qui veulent l’écrire en latin, et c’est le lectorat qui va en juger», déclare-t-il. Le journaliste Mourad Atmimou, quant à lui, a parlé sur l’officialisation de tamazight, tout en rappelant à l’assistance qu’un grand travail reste à faire.

Aziz Khentous

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