Béjaïa – Plusieurs axes inaccessibles à la circulation

Les pluies et les neiges qui s’abattent depuis plus de 48 heures sur Béjaïa et sa région n’ont pas été sans conséquences fâcheuses sur les voies de communication. Selon les services de la direction des Travaux Publics, qui sont sur le terrain et qui font de leur mieux pour déneiger les axes principaux du trafic routier, plusieurs routes nationales et chemins de wilaya étaient, jusqu’à hier matin, fermés à la circulation automobile à cause de l’épaisseur de la neige qui dépasse 20 cm par endroits. Ainsi, la RN26A qui relie la wilaya de Béjaïa à celle de Tizi-Ouzou via Chellata est fermée à la circulation au niveau du col de Chellata. La RN106 qui joint Béjaïa à Bordj Bou-Arreridj par Ighil Ali est bloquée à la limite de la wilaya de Bordj Bou-Arreridj. Idem pour la RN75 qui unie Béjaïa à Sétif par Kendira, qui est fermée à la circulation pour cause de neige à hauteur du PK36. Pour ce qui est des chemins de wilaya, les services de la DTP indiquent que le CW23, autrement dit la route qui va de Kendira à Ihabachène, est fermée à la circulation. De même que le CW56 qui joint Ifri à Tizi-Ouzou. Le CW159 est également fermé à la circulation automobile à hauteur de Chellata. La RN12 qui va de Béjaïa à Tizi-Ouzou en passant par Azazga, où s’accumulent habituellement de grandes épaisseurs de neige, n’est exceptionnellement pas fermée au trafic automobile. La circulation y est, cependant, très difficile et très dangereuse à cause du risque toujours présent d’un dérapage aux conséquences imprévisibles. Les services de la DTP vont certainement tout faire pour déneiger les grands axes routiers, mais le problème en est que les gens n’habitent pas tous aux abords immédiats des routes nationales ou des chemins de wilaya. La grande majorité habite dans des villages qui d’ordinaire sont déjà d’accès difficile et que la neige a rendu totalement isolés du reste du monde. La logique voudrait qu’après avoir rendu à la circulation les grands axes, les engins de déneigement devraient continuer leur travail et pousser jusqu’aux villages situés sur la pointe des pitons pour permettre aux élèves de rejoindre leurs classes et aux travailleurs leurs lieux de travail.

B Mouhoub.