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Le figuier en déclin

Le déclin du figuier a commencé au début des années 1990 avec l’apparition d’une étrange maladie qui l’attaquait au niveau de la souche, décimant progressivement des parcelles entières composées de plusieurs dizaines de figuiers chacune. Une autre raison doit être soulignée, qui est l’arrêt brusque de l’entretien du figuier et le travail de la terre, notamment dans les zones reculées et les communes rurales à cause de l’insécurité et du terrorisme. Les seuls figuiers épargnés sont ceux forts et robustes qui ont résisté à cet état de fait. Le recul net du figuier s’explique aussi du fait que rares soient les agriculteurs qui s’attellent à la replantation de cet arbre rustique et millénaire, dont le fruit était autrefois le tout premier cultivé par nos ancêtres, avec les olives et les figues de barbarie. Malheureusement, les agriculteurs lui préfèrent, à l’heure actuelle, d’autres espèces d’arbres fruitiers récemment introduits, tels que le pommier, le poirier et l’abricotier. Des espèces, dont le fruit très prisé est beaucoup plus rentable au niveau du marché des fruits et légumes. Il est à souligner que les figueraies, entourées de plusieurs mythes et légendes anciennes, se situent dans les communes de haute montagne, comme Saharidj et Aghbalou, deux régions où le figuier était le principal arbre fruitier. La figue, une fois séchée, se conserve facilement et naturellement durant plusieurs saisons, un fruit des plus nutritifs que nos aïeuls conservaient en prévision des périodes de disette et de famine.

Oulaid Soualah

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