Les citoyens du village de Meghnin, situé sur les hauteurs de la commune de Bordj Okhriss, à l’extrême sud de la wilaya de Bouira, sont toujours en quête d’une prise en charge de leurs préoccupations par les autorités concernées. Il s’agit du raccordement aux réseaux de gaz naturel et d’eau potable, de la réhabilitation de la principale route reliant leur village au chef-lieu de la commune ainsi que la réalisation d’une unité de soins de proximité et du renforcement des moyens de transport. Les habitants de ce village, perché à plus de 900 mètres d’altitude, réclament des solutions à leurs problèmes et carences à travers la programmation de projets de développement qui pourraient répondre à leurs aspirations et soustraire la région du sous-développement. «Notre village qui relève de la commune de Bordj Okhriss est un lieu où tout manque, en sus, il est une commune des hauts plateaux», dira l’un des villageois. Et d’enchaîner : «Nous attendons en vain la réfection du réseau routier depuis des années. Les jeunes sont abandonnés à leur sort. Il n’existe aucune structure de loisirs, ni maison de jeunes ni stade de football. Le club qui existait auparavant a été dissout». Le manque d’eau potable et l’absence d’un réseau AEP sont un autre point signalé par les villageois, sans oublier l’alimentation en gaz naturel. «L’hiver est rude dans cette région, et les chutes de neige sont fréquentes. Les routes du village se trouvent ainsi bloquées par la neige, et nous nous retrouvons isolés du reste du monde. Le gaz butane manque cruellement dans notre village, et les camions d’approvisionnement ne peuvent pas atteindre notre bourg, en raison du blocage des routes», explique un autre villageois de Meghnin. D’autres problèmes non négligeables tels que la viabilisation, le ramassage des ordures ménagères et l’absence d’un réseau d’éclairage public, sont également énumérés sur la liste des doléances exprimées par ces villageois. Ces derniers se disent lésés par l’attitude des responsables lesquels sont attendus pour améliorer un tant soit peu leur cadre de vie.
Massinissa A.
