Dans la daïra de Draâ El-Mizan, deux APC sont toujours sans exécutifs, en l’occurrence la commune de Draâ El-Mizan et de Aïn Zaouïa. En effet, les deux tentatives menées respectivement jusque-là par les deux maires de Draâ El-Mizan et de Aïn Zaouïa, à savoir M. Abdelghani Issolah d’obédience FFS et M. Ali Amrani d’obédience FLN, ont échoué. Pour Aïn Zaouïa, les élus du RCD, du PT et des indépendants, un nombre de huit au total, refusent de travailler avec le P/APC, surtout que ces élus avaient déjà signé, le lendemain des résultats de l’élection du 23 novembre dernier, un pacte d’alliance où,; pour rappel, ils avaient décidé de ne pas s’engager dans l’exécutif durant ce mandat de 5 ans. Du côté de Draâ El-Mizan, c’est sur la même position que campent les 13 élus de l’alliance, à savoir le FLN avec 6 élus, RCD 5 et indépendants «El Amel» 2, décidant de ne pas rejoindre le camp du maire composé de 6 élus. Lors de la délibération précédente, le maire avait proposé que des élus du RCD, un nombre de deux, et le FLN, avec un élu, ainsi que les indépendants, avec un poste, constituent, avec les élus du FFS, l’exécutif de 10 élus sur 19 sièges. Cependant, l’offre a été rejetée par les opposants. Depuis, ces maires essaient de dénouer la situation, mais en vain. «Nous avons discuté avec les élus, mais aucun accord de principe n’est retenu jusqu’à présent», confie un élu du FFS. Du côté du RCD, le tête-de-liste refuse catégoriquement toute participation à l’exécutif communal. «Ils nous ont trahis en 2007, lorsque nous avions pris l’engament de débloquer l’APC avec eux. Après 11 mois de gestion commune, ils ont ramené un élément du PT, en nous remerciant. Nous ne devons pas leur tendre la perche une autre fois», répond un élu de ce parti. C’est le même son de cloche chez les autres élus, notamment ceux du FLN. Cette alliance, forte de 13 élus, maintient la pression pour amener le parti, à majorité relative, à faire des concessions. D’après une source, l’opposition souhaite avoir le maximum de postes clés dans l’exécutif. Alors que dans les autres APC, l’heure est à l’élaboration des fiches techniques, afin de les proposer dans les PCD 2018, qui ne tarderont pas à être octroyés aux communes, dans ces deux municipalités, le blocage s’impose de jour en jour. Du côté des citoyens, c’est l’inquiétude totale. «Il faudrait que tous les élus se mettent à table et discutent en toute sincérité des visions des uns et des autres, afin de travailler ensemble pour l’intérêt de la commune, d’autant plus que ces élus ne devraient pas oublier que, lors de la campagne électorale, ils avaient tous axé leurs discours sur le même slogan : «Ensemble pour le bien être des citoyens» ou encore «Ensemble pour l’avenir de notre commune». Il est temps d’aller vers une solution qui puisse satisfaire toutes les parties concernées. Autrement, «l’administration devra appliquer ce que prévoit la loi dans ce genre de situations, afin de ne pas prendre en otage le développement de la commune», dit un membre actif de la société civile.
Amar Ouramdane
