La pénurie d’eau potable perdure

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La municipalité d’Aït R’Zine, dans la wilaya de Béjaïa, est confrontée à une crise chronique d’eau potable. En effet, s’approvisionner en cette denrée essentielle est devenu un véritable casse-tête dans cette contrée en proie au stress hydrique chronique. Selon le P/APC d’Aït R’Zine, Lagab Abderezak, l’eau potable manque terriblement dans cette commune, avec en tout et pour tout, 4 forages seulement qui sont situés sur les berges de l’oued Sahel. Ces puits sont bien évidemment loin de satisfaire une population qui avoisine les 19 000 habitants. «Nous recevons des réclamations chaque jour de la part de nos concitoyens au sujet d’eau potable qui manque cruellement sur les réseaux de distribution», se désole un habitant. Pire encore, «les foyers au niveau de cette localité sont alimentés une fois tous les 15 jours, voire même tous les 25 jours parfois», informe M. Lagab. Par ailleurs, ce dernier regrette le fait que la station de traitement des eaux du barrage de Tichi-Haf soit implantée sur les territoires de la commune sans que celle-ci en bénéficie. «Nous sommes à un jet de pierre de la fontaine et nous avons soif. Vous voyez un peu ce paradoxe ? La station de traitement des eaux de Tichi-Haf est située au village Ichoukar, dans notre commune, et nous n’avons pas une goutte d’eau dans les robinets. À cet effet, nous avons exposé ce problème au ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, lors de sa dernière visite effectuée dans notre wilaya, et il nous a promis de prendre en charge ce problème d’eau potable et le raccordement de notre commune à cette station de traitement de Tichi-Haf, et ce, avant le mois de Ramadhan», affirme le P/APC d’Aït R’Zine. Pendant ce temps là les habitants de cette municipalité endurent les affres de la rareté d’eau potable sur les réseaux d’alimentation, en se rabattant le plus souvent sur l’achat de l’eau des citernes, vendue par les colporteurs de la région. «Nous vivons le manque d’eau comme un véritable calvaire, voire même plus : un supplice. Nous sommes obligés, à chaque fois, d’acheter l’eau des citernes qui n’est toujours pas de bonne qualité», dit un habitant de Guendouz, chef-lieu communal d’Aït R’Zine.

Syphax Y.

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