L’eau potable se fait toujours désirer au village Lamrouj 2 relevant de la commune de Haïzer, à 15 km au nord du chef-lieu de la wilaya de Bouira.
Les quelque 200 habitants de ce village ont passé une saison estivale très pénible à cause de la pénurie d’eau potable et même durant cette saison hivernale, caractérisée par de fortes chutes de pluie et de neige, le calvaire de ces riverains se poursuit. Selon ces derniers, l’eau ne coule dans leurs robinets qu’une fois tous les 45 jours. Ils affirment que le réseau local d’AEP, alimenté à partir d’un forage près de Haïzer, est devenu sans grande utilité. Ces villageois ne comptent désormais que sur les eaux des puits ou sur les citernes carrossables qu’ils achètent au prix fort : «C’est paradoxal ! Au moment où des torrents d’eau provoquent des dégâts sur les routes et la neige couvre le Djurdjura, nous par contre, nous rêvons toujours d’une goutte d’eau potable dans nos robinets !» dira Sofiane, un jeune habitant de cette localité, avant d’ajouter : «Des fois, nous n’avons même pas de quoi faire la cuisine alors que la douche est devenue un luxe. L’eau ne coule qu’une fois tous les 45 jours dans nos robinets, et c’est pour quelques heures seulement. Nous n’avons pas d’autres choix que celui d’acheter des citernes d’eau, dont le prix dépasse les 1 500 DA.» C’est une véritable pénurie du précieux liquide qui touche ce village, dont les habitants lancent un SOS en direction des autorités de la wilaya. Une telle situation perdure depuis longtemps déjà et les promesses de régler ce problème ne font que durer. Ces villageois préconisent la réalisation de captages d’eau au niveau des sources du Djurdjura, où le raccordement de leur localité via le système des grands transferts du barrage de Tilesdit situé juste à quelques kilomètres de leur village.
Massinissa. A

