Des cimetières en proie aux dégradations

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Plusieurs cimetières restent encore sans clôtures à travers plusieurs villages de la commune de Boudjima. À Agouni Oufekous, plusieurs de ces lieux attendent encore d’être protégés. Les villageois réclament l’octroi de budgets pour l’achat de quelques dizaines de mètres de barbelés pour entourer les cimetières où reposent leurs morts. C’est le cas à Ighzer Nucba, où deux cimetières restent sans protection. Le premier, situé à l’extrémité Sud alors que le second est situé à proximité de la mosquée. Plusieurs tentatives des villageois pour l’achat de ce matériel ont échoué à cause de conflits entre familles mais qui ne peut être le cas si la mairie décidait de procéder à la protection de ces lieux. À Tala Taghla, le cimetière local souffre de la même situation. Pourtant, dans un passé très récent, des incidents ont été signalés dans certains villages. Des tombes ont été profanées. Aucune enquête ni aucun geste n’ont suivi. Les villageois ont préféré ne pas amplifier les choses mais espèrent plus que jamais que les autorités locales consentent à les aider pour protéger leurs cimetières. Cette longue attente a ainsi contraint de nombreux villages à se prendre en charge. Des cimetières à Tarihant, Afir, Boudjima-centre et Iserrajen ont été clôturés par les propres moyens des villageois. Des cotisations de chaque personne majeure ont permis l’achat du matériel. Au bout de quelques jours, le travail a été accompli grâce aux efforts collectifs des villageois. C’est, semble-t-il, ce qui attend les autres villages d’autant plus que le budget nécessaire n’est pas très conséquent. Dans certains cas, les services de l’APC contribuent par la dotation des villages en moyens nécessaires. Ces derniers se mettent ensuite à la réalisation des travaux en appelant à des volontariats qui se déroulent généralement les weekends. À Boudjima justement, plusieurs travaux ont été réalisés grâce à ce partenariat entre villageois et APC. La réfection de certaines pistes qui desservent les villages a pu être réussie de cette manière, autrement dit par le partenariat des services concernés avec les citoyens. C’est une forme de démocratie participative qui a été mise en application dans la commune de Ouaguenoun. L’ancien maire a, en effet, appelé les comités de villages et le mouvement associatif à prendre part aux réunions de l’exécutif bien que la loi ne leur permette pas de délibérer. La méthode a permis aux élus de connaître les besoins des populations jusque dans les villages les plus reculés. Cette méthode, affirme l’ex-P/APC, a permis de dépasser les contentieux et surtout les oppositions qui bloquent actuellement un grand nombre de projets nécessaires au développement local.

Akli N.

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