Les dernières augmentations intervenues dans les tarifs de transport de voyageurs ont été confirmées lors d’une réunion qui a regroupé, le 7 février dernier, la Direction des transports de la wilaya de Bouira et le syndicat des transporteurs de voyageurs. Ainsi, pour la ligne de transport Ath Mansour-M’Chedallah, les nouveaux prix ont été confirmés et appliqués depuis quelques jours déjà. Ainsi, le trajet Ath Mansour et M’Chedallah est tarifé à 35 dinars la place. Et le tarif le plus bas est facturé désormais à 20 DA, et concerne la partie qui va du village Ath Bouali vers Dallas, un quartier excentré du chef-lieu communal d’Ath Mansour. «Eh bien ! Pour être franc, cette augmentation n’est vraiment pas la bienvenue. Pour ma part, je dois payer 70 DA chaque jour en aller/retour pour travailler à M’Chedallah au lieu des 60 DA habituels. À la longue, ces dix dinars de plus vont mine de rien chiffrer», constate un usager de la ligne Ath Bouali-M’Chedallah. Par ailleurs, les habitants du village Rodha, situé à 10 kms à l’extrême est du chef-lieu municipal d’Ath Mansour, sont restés sans voix, eux qui ont constaté la hausse des tarifs du ticket de cette ligne « fantomatique » qui va de M’Chedallah vers leur village, lequel est tarifé à 35 DA. «C’est vraiment une aberration ! Nous avons constaté l’augmentation du prix de la place vers notre village, Rodha en l’occurrence, alors qu’il n’est même pas desservit par les transporteurs. À 35 DA le ticket à quoi bon ? Augmenter le tarif de la ligne M’Chedallah-Rodha, longue de 18 kms, alors qu’aucun fourgon n’ose s’aventurer dans notre bourgade est de la pure incurie», fulmine l’un des habitants de Rodha. L’on déplore dans cette localité le fait que la ligne de transport M’Chedallah-Rodha n’existe que sur le papier et n’est donc pas effective. Cette bourgade est superbement ignorée par les transporteurs arguant qu’elle « n’est pas rentable. » Les habitants de la localité interpellent les services de la direction des transports de wilaya pour intervenir et exiger des transporteurs de desservir Rodha et permettre ainsi aux villageois de disposer de moyens de transport, eux qui ont longtemps galéré pour trouver un fourgon pour rallier leurs domiciles.
Y. Samir
