La Dépêche de Kabylie

TAMOKRA Gestion de l’eau potable – L’intervention de l’ADE sollicitée

L’APC de Tamokra appelle instamment de ses vœux, l’intervention de l’Algérienne des eaux (ADE) pour prendre en charge la gestion du système AEP de la commune.

«Nous disposons d’une station monobloc et de quatre stations de pompage, lesquelles ont été mises en service depuis l’année 1992. Il se trouve que ces équipements exigent de la main d’œuvre qualifiée et des moyens financiers importants, afin d’assurer leur maintenance et leur bon fonctionnement. Or, une commune pauvre comme la notre, ne possède ni les ressources humaines, ni les finances nécessaires pour remplir cette mission», souligne le premier magistrat de la commune. «Il n’y a qu’une entreprise spécialisée comme l’ADE, plaide-t-il, qui peut garantir une gestion efficace et pérenne de ces équipements». L’édile communal souligne que ce lourd fardeau qu’est l’AEP, grève le budget communal et génère une facture énergétique salée, qui met la collectivité dans une situation d’insolvabilité. Ceci d’autant plus, argue-t-il, que le recouvrement des créances détenues auprès des usagers de l’eau, est si faible qu’il n’est d’aucun secours pour la trésorerie communale. Les responsables de l’APC déplorent, par ailleurs, l’arrêt du projet de rénovation du réseau AEP desservant le chef-lieu communal. Un projet pris en charge sur les programmes sectoriels et que l’exécutif communal souhaite voir relancé sous peu. «Le statu quo nous oblige de continuer à utiliser le vieux réseau, qui est à la fois dégradé et sous dimensionné, avec tous les risques qui pèsent sur la santé de nos concitoyens», alerte-t-on. Cette situation n’est pas sans impacter négativement la qualité de la desserte, comme peuvent l’illustrer les vitupérations des abonnés. «Nous n’avons ni la qualité, ni la quantité d’eau requise. Quand vous avez des canalisations rouillées et qui fuient de toutes parts, il ne faut pas se faire trop d’illusions», clame un citoyen résident au chef-lieu communal. «L’eau coule des robinets de manière irrégulière et à un débit très insuffisant. En période de sécheresse, le rationnement se fait plus sévère, mais en dépit de cela, nous sommes relativement bien servis par rapport à d’autres localités», témoigne un vieillard du village Bicher.

N. Maouche

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