Le wali de Béjaïa a approuvé le budget primitif 2018 de l’APC d’Oued Ghir, bien que la majorité des élus, soit neuf sur les quinze que comptent cette assemblée, ait voté contre l’adoption de ce premier acte obligatoire du cycle budgétaire annuel, lors de la tenue d’une plénière, en fin de la semaine dernière, pour l’examen et l’approbation du BP 2018, a-t-on appris d’une source municipale proche de l’entourage du maire. «Le wali a usé de ses prérogatives que lui confèrent la loi en vigueur pour approuver le BP 2018 afin que le fonctionnement de l’APC ne soit pas pénalisé», a expliqué notre source. En effet, le code communal stipule «qu’en cas de dysfonctionnement de l’assemblée populaire communale, empêchant le vote du budget, le wali assure son adoption et son exécution» dans les conditions définies par la loi. Six élus seulement, formant une minorité avec le maire, ont voté pour l’adoption du BP 2018, qui s’élève à plus de 1,4 milliards, a affirmé notre source. Puisque les recettes de cette APC ne sont pas conséquentes, l’élaboration du BP de l’exercice 2018 s’est basée principalement sur les subventions de l’Etat. Les fonctionnaires et les ouvriers communaux de l’APC d’Oued Ghir ont accueilli avec un grand soulagement la nouvelle de l’approbation par l’administration locale du BP 2018, qui renferme dans son chapitre du fonctionnement un crédit consacré aux salaires. L’approbation de ce BP permettra également d’assurer la continuité du ramassage scolaire pour l’actuelle année académique, au grand bonheur des écoliers. Une enveloppe de 3 millions de dinars a été réservée dans le cadre de ce BP pour engager des transporteurs privés en vue de renforcer la régie communale, a souligné Kamel Ramdani, élu FLN à l’APC d’Oued Ghir. Par ailleurs, il est à noter que l’exécutif communal et les trois commissions permanentes ne sont pas encore installés à cause des divergences existant entre l’opposition majoritaire et le maire. Les deux tentatives du P/APC d’installer son exécutif municipal ont échoué.
Boualem S.

