Le conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (CNAPESTE) ne cède pas devant l’intransigeance de la ministre de l’Education nationale qui refuse catégoriquement de recevoir ses représentants tant qu’il n’aura pas gelé son mouvement de grève. Le Cnapeste, en grève illimitée depuis le 30 janvier dernier, a ainsi boycotté les examens de deuxième trimestre qui ont débuté hier. «Les enseignants des trois paliers scolaires sont en grève illimitée, donc les examens n’auront pas lieu», a affirmé le chargé de communication du syndicat, Messaoud Boudiba, contacté hier au téléphone. Celui-ci incombe la responsabilité d’une éventuelle année blanche à la tutelle qui, selon lui, «n’a pas la volonté de résoudre le problème du secteur de l’Education nationale». Il ajoute que son syndicat mettra fin à la grève une fois que les revendications légitimes des enseignants seront satisfaites par la tutelle. «Tant que les revendications des professeurs de l’enseignement secondaire et technique ne seront pas prises en charge par la tutelle, le mot d’ordre de grève illimitée sera maintenu», a martelé la même source. Ce bras de fer risque donc de persister en l’absence d’un terrain d’entente entre les deux parties (CNAPESTE-MEN), mettant en péril l’avenir scolaire des élèves. Et la persistance de la grève illimitée du Cnapeste inquiète sérieusement les élèves et leurs parents, étant donné qu’aucune sortie de crise ne semble se profiler à l’horizon. Le Cnapeste, qui refuse de suspendre sa grève, «dénonce la radiation de centaines d’enseignants» et demande aux concernés de «refuser de réceptionner les décisions». Le syndicat considère que ces décisions «ne sont pas légales puisqu’elles ne comportent pas le cachet rond du ministère de l’Education nationale». Devant le constat de blocage de la situation, le Cnapeste demande «l’intervention du président de la République» afin de trouver des «solutions concrètes» aux préoccupations des enseignants des trois paliers scolaires. Pour rappel, cette entité syndicale a recouru à la protesta afin d’exiger «le respect des engagements contenus dans les procès-verbaux signés par le syndicat et la tutelle au niveau national et de wilaya, notamment en ce qui concerne la régularisation de la situation des personnels occupant des postes en voie de disparition, la médecine du travail, l’actualisation de la prime de zone pour le travail dans le sud, le logement et les promotions».
L. O. CH
