La 5e édition en l’honneur de Nabila Djahnine

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La 5ème édition du Festival national universitaire du théâtre féminin en hommage à Nabila Djahnine aura lieu du 4 au 8 mars 2018, à l’université Abderrahmane Mira de Béjaïa. Selon les organisateurs de ce carrefour culturel, cette édition aura une dimension maghrébine. Organisée par l’association RAJ comité de l’université de Béjaïa, le festival a vu l’invitation de cinq pays, à savoir le Maroc, la Tunisie, la Libye, la Mauritanie et l’Égypte, ainsi qu’un groupe de danseuses belges. «Cela reste dans l’objectif de donner à la femme algérienne et maghrébine un espace pour s’exprimer librement et un échange de cultures entre les différents pays invités», soulignent les initiateurs de la manifestation. 15 février 1995 – 15 février 2018, cala fait 23 années que Nabila Djahnine fût assassinée. Native de la ville de Béjaïa, architecte de formation, militante politique active de la gauche (GCR/PST) et militante de la cause des droits des femmes, elle était aussi présidente de l’association Tiɣri n tmetut. Elle fût parmi les membres fondateurs, avec Redouane Osmane, du syndicat national des étudiants algériens autonomes et démocratiques (SNEAD). Elle a été lâchement assassinée, par une horde terroriste, à l’âge de 30 ans. Nabila Djahnine a entamé ses études universitaires dans les années 80 à l’université de Tizi-Ouzou et décroche son diplôme d’architecture en 1989. Militante convaincue, elle a très tôt pris part aux mobilisations contre la violence à l’égard des femmes et au code de la famille qui fait des femmes algériennes des mineures à vie. Des séances de ciné-club qu’elle a fréquenté adolescente, dans sa ville natale de Béjaïa, au collectif d’étudiantes qu’elle a animé en 1988 à Tizi-Ouzou, puis à l’association Tiɣri n tmeṭṭut, créée en 1990 et dont elle était présidente, Nabila Djahnine n’a pas cessé de rassembler, organiser et mobiliser en particulier pour dénoncer le sort fait aux femmes. Cinq ans plus tard, dans un contexte de violence poussé à son paroxysme, on enregistrera pour la première moitié de février 1995 un attentat auquel échappera le cinéaste Djamel Fezzaz, l’assassinat le 11 du même mois de l’enseignante Ouraïs Menni, le 13 du comédien Azzeddine Medjoubi, le même jour que Abdelhafid Saïd, président d’un syndicat étudiant, le 16 du producteur de musique Rachid Baba-Ahmed et, un jour plus tôt, de Nabila Djahnine.

Rachid. Z

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