TIZI-OUZOU – Le Plaquenil 200 mg introuvable – Les malades inquiets

Ces derniers temps, nombreux sont les médicaments qui sont en rupture de stock.

Bien que le ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière se veuille rassurant quant à la disponibilité des différents traitements, notamment pour les maladies dites lourdes tel que le cancer, il n’en demeure pas moins que les malades sont confrontés au quotidien à la difficulté de se procurer leurs médicaments qui leur sont prescrits à vie. Ces derniers jours, c’est le Plaquenil 200 mg en comprimés pelliculés qui est introuvable aussi bien dans les pharmacies que dans les officines des hôpitaux. Ce médicament est pourtant indispensable aux malades souffrant de maladies articulaires d’origine inflammatoire. «C’est un traitement à vie. Le patient ne peut pas s’en passer. Et puis, il n’a pas de générique. Il coûte 370 dinars la boîte lorsqu’il est disponible. Ceux qui ont les moyens l’achètent à l’étranger, mais ce ne sont pas tous les malades qui sont en mesure de se le procurer quand on sait qu’il coûte 7,50 euros la boîte. Le malade a besoin de douze boîtes pour une année», nous confie un proche d’un malade. Notre interlocuteur nous apprend qu’il a fait le tour de toutes les pharmacies de Tizi-Ouzou et même d’autres wilayas du pays : «Il n’est plus servi aux pharmaciens depuis plus de six mois, il est en rupture de stock», explique-t-il. Concernant les personnes qui ont besoin de ce traitement, nous apprendrons que ce sont celles qui souffrent de polyarthrite rhumatoïde et celles atteintes de lupus, une maladie rare. Nous avons aussi appris que ce médicament est recommandé dans la prévention des lucites. Ce médicament renforce l’immunité de ces malades. «Sans ce traitement, le système immunitaire de ces malades est fragilisé, si bien que leur corps ne se défend pas contre les virus qui les attaquent», souligne le père d’une petite fille atteinte de lupus. C’est donc un cri de détresse qu’aussi bien les parents que les malades lancent à l’intention des pouvoirs publics.

Amar Ouramdane