M'CHEDALLAH – La station de bus désertée durant les week-ends – Les organismes de contrôles absents

À travers la daïra de M’Chedallah, en plus de l'écrasante majorité des commerces, des épiceries notamment, qui ferment durant la journée de vendredi, l’on déplore aussi l’absence des transporteurs de voyageurs qui désertent la station de bus et de fourgons de la ville de l’ex-Maillot.

En effet, ce service public des plus névralgiques n’est presque pas assuré les vendredis. Au niveau de la station, sur des dizaines de minibus et fourgons qui exercent habituellement sur les différentes dessertes, très rares sont ceux qui assurent le transport le vendredi. Durant le week-end dernier, sur plus de 30 minibus assurant la desserte entre M’Chedallah et Bouira, deux seulement y étaient présents. À peine ces bus ont quitté l’arrêt, plusieurs usagers des transports qui sont arrivés un peu plus tard sur les lieux se retrouvent à attendre l’arrivée de fourgons avant que certains ne rebroussent chemin après avoir poiroté pendant de longs moments. «Chaque vendredi, je galère pour trouver un bus pour rallier Bouira où je travaille. Faute de bus, je suis obligé de faire des escales ou me déplacer carrément vers Ahnif dans l’espoir de monter dans un bus assurant la desserte vers Alger. Ce n’est pas du tout évident de voyager normalement les vendredis », confiera un usager des transports. Comme la station est pratiquement vide durant la journée du vendredi, le voyageur se retrouve coincé et contraint de solliciter les services de fraudeurs. Cette situation renseigne sur l’anarchie totale dans laquelle évolue ce secteur. Et cela ne semble pas déranger outre mesure les gestionnaires du secteur. Sinon comment expliquer que les transporteurs désertent durant les week-ends la station principale de véhicules du transport de voyageurs sans même songer à une permanence ou un service minimum comme le stipule la réglementation. À cela s’ajoute des prestations de services qui sont le plus souvent médiocres avec des véhicules sales et mal-entretenus. Il faut signaler que tout récemment, les augmentations parfois injustifiées des prix du ticket qui étaient à l’origine de plusieurs débrayages de citoyens depuis le début de l’année. Dans certaines communes, des clandestins travaillent sans autorisations. Ces clandestins viennent parfois pallier l’absence des transporteurs réguliers durant les week-ends. Ceci dit, pour ces transporteurs qui désertent cette station du chef-lieu de daïra qui desservent l’ensemble des six communes de la circonscription en plus des lignes M’Chedallah – Bouira et M’Chedallah – Akbou, il y a un dépassement flagrant auquel les nombreux organismes étatiques directement concernés doivent y mettre un terme.

Oualid Soualah