«Le maintien est assuré, mais…»

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Après le nul concédé, samedi dernier, sur son stade, l’Etoile de Draâ El-Mizan est sortie de la zone dangereuse. Son coach revient sur les résultats qu’il a obtenus depuis son arrivée à la tête du club et rassure que le club restera en honneur de wilaya.

La Dépêche de Kabylie : Tout d’abord, comment évaluez-vous le niveau de votre groupe alors que le championnat tire à sa fin ?

Aïssa Benhamed : Tout d’abord, j’aimerais revenir sur le score face à l’O Tizi-Gheniff. Nous avons enregistré un match nul face à une équipe qui joue l’accession. Je suis vraiment satisfait bien que nous aurions mérité de gagner. C’est un groupe qui pouvait mieux faire s’il avait été pris en charge à temps et s’il y avait des moyens financiers. Quant aux résultats que j’ai obtenus depuis mon arrivée, ils sont satisfaisants.

C’est-à-dire ?

Quand j’ai pris l’équipe en main, l’EDEM était à la dernière place. Nous avions pu l’extirper de cette place de relégable. Maintenant, nous sommes à l’abri. Nous avons encore des matches difficiles à négocier mais je crois que certains sont à notre portée et nous pourrons même améliorer notre classement. En tout cas, nous sommes loin du purgatoire. Il faut seulement que les joueurs aient conscience que ce n’est pas encore fini.

Vous évoquez les moyens financiers. Pouvez-vous en dire plus ?

Il faut savoir que les caisses du club sont vides. Les subventions ont diminué avec les restrictions budgétaires. Or, les jeunes réclament à chaque fois leurs primes. Même si le président Rachid Kara, qui se démène tout seul, essaie de répondre à cette demande, ce n’est pas aussi aisé que le pensent certains. Il a réglé certaines primes. D’ailleurs, je dirais qu’il est le seul à se battre au quotidien pour sauver ce club. Et tout est à son honneur parce que depuis la création de l’EDEM en 1998, l’équipe a quand même pleinement joué ses rôles. Avec une prise de conscience de tous, ce club gagnera une place mieux que celle d’aujourd’hui, surtout que tout est basé sur la formation des jeunes.

D’autres difficultés ?

Je vous avouerais que c’est grâce à notre amour pour ce club que cela marche. Imaginez que, parfois, je me retrouve aux entraînements avec quatre ou cinq joueurs seulement. J’ajouterai aussi que l’équipe ne s’est pas bien préparée en début de saison. Par ailleurs, n’oublions pas que les créneaux horaires accordés au club sont insuffisants. Les entraînements se déroulent dans des conditions difficiles. A chaque fois, le stade est envahi par des extras. Il faudrait remettre de l’ordre dans la gestion du stade.

Que souhaitez-vous ?

Tout d’abord, j’espère que pour la saison prochaine les staffs technique et dirigeant soient renforcés. Et puis l’implication de nouvelles personnes dans la gestion du club est indispensable. Enfin, les autorités locales devront aussi traiter équitablement les équipes de la commune. Les subventions devront être égales d’autant plus qu’il n’y a pas de différence notable entre les clubs de la commune.

Comptez-vous renouveler votre engagement avec le club ?

Nous ne sommes pas encore là. Maintenant, nous devons surtout se serrer les coudes afin de garantir le maintien. Après, je verrai. En tout cas, étant un enfant de la région, je répondrai présent à chaque fois que je suis sollicité, comme je l’ai, d’ailleurs, fait quand le club patinait en bas du tableau.

On vous laisse le soin de conclure…

Il faudrait que les autorités locales songent à réaliser un deuxième terrain afin de désengorger le stade Mohamed Boumghar. Puis, au niveau de l’EDEM, il faudrait une stabilité au sein du staff technique avec des engagements sérieux et des objectifs bien précis. Les cadres sportifs doivent jouer leur rôle pour former des éléments compétitifs. En tout cas, nous souhaitons que l’EDEM accède au palier supérieur parce que la pâte existe.

Entretien réalisé par Amar Ouramdane

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