Les internes s’insurgent

Un autre débrayage a été observé, hier, au niveau du centre hospitalo-universitaire Nedir-Mohammed de la ville de Tizi-Ouzou. Cette fois-ci, ce sont les médecins internes qui ont décidé, d’un commun accord, de surseoir à leur activité pour une durée de deux jours. Cette action a été entreprise, à en croire certains grévistes, pour dénoncer l’agression dont a fait l’objet, la semaine dernière, l’un des médecins en question. Ils exigent, à travers leur débrayage, plus de mesures en matière de sécurité du personnel médical notamment. Selon certains témoignages, la mission des médecins interne, c’est-à-dire des étudiants en 7e année médecine, n’est pas vraiment chose aisée puisqu’ils font, ajoutent nos interlocuteurs, face à un veritable calvaire. D’ailleurs, dit-on, « devant la défaillance des résidents et des maîtres-assistants, l’interne se retrouve face à une situation intenable ». « On est contraint de subir la colère des patients alors qu’on n’a pas le pouvoir de prendre une décision », déplore un autre gréviste. Enfin, notons que les internes du CHU de Tizi-Ouzou envisagent de durcir encore le ton si une solution n’est pas trouvée à leurs préoccupation. Ils menacent, à cet effet, de recourir à une grève illimitée. D’ailleurs, un préavis a été d’ores et déjà déposé.

A. H.