À Akfadou, une commune située à environ 60 km au Sud-ouest de Béjaïa, on se prépare pour la première édition du festival « Amager n Tefsut » (l’accueil du printemps), et ce, pour les journées du 22, 23 et 24 du mois en cours. Tout au long de cette manifestation culturelle, la première en son genre, le public local aura droit à un programme riche et varié. On commence la matinée du 22 mars avec des expositions-ventes, comprenant de la poterie, des bijoux, et des robes kabyles. Pour qu’arrive à 13 heures, l’ouverture officielle dudit festival. Après des défilés de mode, une conférence sous le thème «La femme» sera animée. Avant d’assister à une pièce de théâtre, intitulée «Tayemmat». Enfin, la soirée de ce premier jour sera marquée par un gala artistique. Le lendemain, vendredi, on prévoit un concours de dessin et des séances de jeux traditionnels pour enfants. Tandis que durant l’après-midi, on lancera le concours «Tajeǧǧigt n Ukeffadu» (La fleur d’Akfadou) qui désignera la plus belle petite fille de la région, laquelle ne devrait pas avoir plus de 13 ans. Dans la foulée, une deuxième conférence sur l’environnement sera animée par M. Ihdan Yedris, aux alentours de 14 heures. Ensuite, le public assistera à une séance de conte. À l’issue de la cérémonie où sera récompensée la petite belle d’Akfadou, les activités du vendredi prendront fin avec une troisième conférence. Le dernier jour de cette manifestation culturelle, on récidive, comme à l’accoutumée, avec une exposition d’objets traditionnels et des jeux culturels en l’honneur des femmes. Avant d’annoncer l’énième conférence sur «Les plantes médicinales». À l’approche de la fin de ce rendez-vous, il est prévu qu’on organise symboliquement un mariage traditionnel, dans le but de ressusciter cette tradition, abandonnée il y a belle lurette. Pour le président de l’association organisatrice, M. Ghilas Abdous, cette initiative a pour objectif de donner un souffle à l’activité culturelle locale pour un vrai départ. «C’est la première fois qu’on programme un tel rendez-vous chez nous. Nous voulons apporter notre pierre à l’édifice de la sauvegarde de notre patrimoine culturel. Nous espérons qu’après cette activité, d’autres actions, aussi importantes, suivront dans la région».
M. K.
