La Dépêche de Kabylie

Libre expression

Du 26 au 29 mars, Bouira sera la capitale de la création littéraire juvénile. Comme chaque année, en effet, l’ancienne Souk Hamza, accueillera, pour son festival de poésie et de prose scolaires, des dizaines de jeunes, qui déclameront leurs productions. Selon une opinion répandue, les jeunes d’aujourd’hui ne s’intéressent à rien ou alors ne s’intéressent qu’à des formes d’arts que les gens bien pensants considèrent comme ‘’dégénérés », notamment la musique pop ou le cinéma. C’est ce qu’il y a de plus faux, dans la mesure où, même avec un système scolaire qui n’encourage pas les activités d’éveil ni la recherche, beaucoup de jeunes lisent, font des efforts pour se documenter et écrivent. Productions maladroites ou alors œuvres dignes d’intérêt, l’écrit juvénile est toujours d’un grand intérêt pour le pédagogue et le psychopédagogue : il renseigne non seulement sur les préoccupations du jeune, mais aussi ses problèmes affectifs et sociaux, ses attentes et ses espoirs. Les enseignants soumettaient, autrefois, de temps à autres, les élèves à l’exercice ‘’d’expression libre » au cours duquel on pouvait écrire ce que l’on voulait, pourvu qu’on s’exprime sans contrainte. Aujourd’hui, ce type d’exercice a disparu pour laisser place à des exercices stéréotypés, où l’enfant, voire le jeune, répond à des ‘’consignes ». S’il faut bien apprendre, aux enfants, les règles du bien écrire, il faut aussi savoir lâcher la bride, pour qu’ils puissent s’exprimer !

S. Aït Larba

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