Une trentaine d’exploitations contrôlées

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Pas moins de 423 tests vétérinaires ont été effectués au niveau de 31 exploitations agricoles en 2017, au terme desquels un cas positif de tuberculose bovine a été enregistré, ont indiqué, avant-hier, les responsables des services agricoles pour les communes du Sud de la wilaya de Tizi-Ouzou.

Poursuivant son cycle de formation, d’information et de sensibilisation au bénéfice des agriculteurs, la subdivision agricole de Draâ-El Mizan a, pour sa quatrième journée de son programme pour l’année 2017/2018, jeté son dévolu sur la prévention et la sensibilisation à la tuberculose bovine. En effet, dans la matinée du lundi passé, c’est au niveau de la salle de cinéma Le Maghreb que fut programmée cette manifestation qui aura regroupé, non seulement, les éleveurs des daïras de Boghni, Tizi-Gheniff et Draâ El-Mizan, ainsi que leurs subdivisionnaires et autres techniciens chargés de la vulgarisation agricole, mais également, d’autres services, comme les forêts, les bureaux d’hygiène communaux de toutes les communes rattachées à ces daïras ainsi que les chefs d’établissements scolaires. La subdivisionnaire des services agricoles de Draâ El-Mizan, en l’occurrence Mme Saliha Belfadel, a tenu à expliquer le pourquoi de la thématique retenue pour cette journée. «Pour cette rencontre, nous avons choisi un thème très important d’autant plus qu’il concerne chacun de nous, à savoir la tuberculose bovine. Je voudrais porter à votre connaissance que la subdivision agricole de Draâ El-Mizan, pour l’année 2017, comptait au total 3 260 têtes bovines, dont 1 480 pour Draâ El-Mizan, suivie d’Aïn-Zaouïa, et 660 pour Frikat. Durant cette même période, pas moins de 423 tests avaient été effectués dans 31 exploitations, à l’issue desquels un seul cas positif avait été enregistré», termine la subdivisionnaire avant de céder la parole à Mme Hayet Softa. Cette dernière a d’emblée donné la définition de cette maladie silencieuse : «La tuberculose bovine est une affection chronique et il peut se passer plusieurs années avant que l’animal infecté en manifeste les signes cliniques, d’autant plus que cette maladie infectieuse peut ne pas s’extérioriser chez les bovins, même à des stades avancés. Le diagnostic est souvent effectué après l’abattage, par un examen post mortem. Les lésions noduleuses peuvent se trouver dans n’importe quel organe ou cavité corporelle, mais elles siègent le plus souvent dans les poumons et les ganglions lymphatiques (…)», explique-elle, en étayant ses dires avec des photos projetées sur l’écran. La conférencière, habituée à ce genre de rencontres, a su captiver l’attention des agriculteurs avec des mots simples, en évitant la terminologue technique dans cette salle de cinéma plongée dans l’obscurité comme s’il s’agissait d’une projection cinématographique : «La tuberculose bovine a pour hôtes habituels les bovins, mais elle peut se transmettre à l’homme. Les personnes exposée davantage à cette affection sont celles qui sont en contact direct et prolongé avec des animaux infectés, par exemple les éleveurs, les travailleurs agricoles et les vétérinaires», dira Mme Softa, tout en soulignant que la tuberculose bovine est une maladie à déclaration obligatoire. Pour cela, il y a toute une réglementation qui est appliquée et les lois sont claires à ce sujet, précise-t-elle. Après l’intervention de l’inspectrice principale de la DSA, une séance questions-réponses a été ouverte. «Pour cette année 2017/2018, nous sommes vraiment gâtés sur le plan formation, surtout que en nous avons vraiment besoin. Nous souhaitons que l’organisation de telles journées soient plus nombreuses», confient plusieurs éleveurs. Par ailleurs, la subdivisionnaire des services agricoles de Draâ El-Mizan a tenu à informer l’assistance qu’une foire agricole des produits du terroir sera organisée à Draâ El-Mizan, à compter du 26 mars en cours.

Essaid Mouas

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